En France - pays du salaire minimum garanti - l’association des deux mots surprend encore, et pourtant, ces dernières années leur nombre a explosé ! Difficile de les comptabiliser car la pauvreté d’un travailleur dépend à la fois de son revenu personnel et de sa situation de famille. Ce que l’on sait en revanche c’est que depuis le début des années 80, les postes payés en dessous du SMIC ont représenté plus de la moitié des créations d’emplois. Aujourd’hui ces sous-smicarts représentent un salarié sur six. Dans 80% des cas, il s’agit de femmes. Sur fond de chômage, c’est l’augmentation massive du travail précaire : CDD, temps partiels, intérim et contrats aidés qui expliquent cette dérive. Pour Interception, Clotilde Dumetz est allée à la rencontre d’Eric et Christelle qui depuis trois ans vivotent à Laval entre deux missions d’intérim. Pascal, la quarantaine ne travaille que 20HOO par semaine, pas assez pour vivre décemment, trop pour bénéficier d’aides complémentaires. Fatia, caissière chez Champion découvre son planning huit jours a l’avance. Elle travaille 32 heures étalées sur six jours pour 854 euros par mois. Impossible d’organiser sa vie de famille et d’offrir quoi que ce soit à ces enfants. Pour Denis, bénévole à ATD Quart monde, ce qui est terrible c’est que ces gens finissent par en vouloir à ceux qui ne travaillent pas mais qui, avec les aides sociales, s’en sortent à peu près comme eux ! Bibliographie Génération Précaire Abdel Mabrouki édition Le Cherche Midi Les mécomptes du chômage Margaret Maruani édition Bayard Le travail à temps partiel: liberté ou piège Revue Internationale du Travail vol 136, numéro 4

Churchill : 800 habitants 1200 ours

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