Elles seraient actuellement 300 Françaises, dans les rangs de l’organisation Etat islamique, en Irak ou en Syrie.

Hayat Boumeddiene s'entraîne avec une arbalète lors d'une visite à Murat, commune du Cantal en 2010 en Auvergne au centre-sud de la France
Hayat Boumeddiene s'entraîne avec une arbalète lors d'une visite à Murat, commune du Cantal en 2010 en Auvergne au centre-sud de la France © Sipa / REX

Elles sont le plus souvent très jeunes, elles sont parties un jour faire le djihad.

Après avoir sous-estimé leur rôle, les autorités ont pris la mesure de la menace qu’elles représentent. Sur le terrain, on dénombre aussi 400 mineurs français, dont la moitié ont moins de 5 ans !

Avec les défaites militaires subies par les islamistes sur le terrain, les autorités s’attendent à des retours par dizaines dans les prochains mois. Ces « revenantes » (et leurs enfants) sont désormais considérées comme aussi dangereuses que les hommes. Dans cette population, on trouve aussi des femmes qui ont réussi à fuir la zone de guerre. Celles qui acceptent d’en parler (le plus souvent après un parcours judiciaire) sont extrêmement rares.

Ce sont donc des témoignages exceptionnels que Sophie Parmentier a recueillis en France et en Belgique. Ils sont mêlés aux extraits d’une pièce de théâtre, écrite par l’islamologue français Rachid Benzine, qui a imaginé le dialogue épistolaire d’un père et de sa fille partie en Irak par amour pour un soldat de l’organisation état islamique : Nour, pourquoi n'ai-je rien vu venir, pièce jouée pour la première fois à Liège en novembre dernier. Rachid Benzine lui-même interprète le rôle du père et la comédienne Delphine Peraya tient le rôle de Nour.

Les fiancées du Djihad, un reportage de Sophie Parmentier.

Prise de son : Laurent Lucas et Yves Le Hors. Mixage : Pierre Monteil

Réalisation d’Anne Lhioreau, assistée de Stéphane Cosme et Zohra Bensmaïli

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