L’élection de Joe Biden aux États-Unis a fait naître chez les Palestiniens un mince espoir de voir s’infléchir une politique qu’ils considéraient jusqu’ici comme résolument hostile. On ignore encore les intentions du Président élu, mais la population palestinienne se dit que ça ne peut que mieux se passer.

Mur de séparation, Cisjordanie
Mur de séparation, Cisjordanie © AFP / Issam Rimawi / Anadolu Agency

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait en effet déclaré que Donald Trump était « le meilleur ami qu’Israël a jamais eu à la Maison blanche ».

Pendant 4 ans Donald Trump, récusé par les dirigeants palestiniens, a reconnu Jérusalem comme capitale du seul État hébreu, soutenu la colonisation en Cisjordanie, entériné l’annexion du Golan et prôné la « normalisation » des relations entre Israël et les pays arabes. On ignore encore les détails des intentions du Président élu, mais même sans grand enthousiasme, la population palestinienne se dit que ça ne peut que mieux se passer. 

Pourtant, l’option d’un règlement du conflit avec la création de deux états (Israël et Palestine) ne fait pas l’unanimité, même chez les Palestiniens. Les accords d’Oslo signés il y a 27 ans sont presque morts (et peu de gens les regrettent au sein de la population). Entre les formations rivales que sont le Hamas qui administre la bande de Gaza et le Fatah dont le leader Mahmoud Abbas préside l’Autorité palestinienne depuis Ramallah, il existe de nombreuses divergences. Fatah et Hamas se sont pourtant entendus en septembre pour organiser des élections au premier trimestre 2021.

L’occupation militaire d’une partie de la Cisjordanie par Israël, la colonisation, les barrages sur les routes et les murs qui enserrent les Territoires sont un obstacle puissant à l’unification de cet état palestinien encore chimérique. Et la séparation physique, le morcellement et les difficultés de communication ont parfois creusé un profond fossé entre les habitants des divers territoires.

Le dynamisme économique ressenti à Hébron ou Ramallah (la ville des start-up) est par exemple assez éloigné des difficultés quotidiennes des Gazaouis.

« Palestine, l’état introuvable », c’est un reportage de Frédéric Métezeau, l’envoyé spécial permanent de France Inter à Jérusalem.

Réalisation, Violaine Ballet assistée de Martine Meyssonnier. Mixage, Sébastien Royer. Documentation, Éléonore Lanoé.

Pour aller plus loin

Programmation musicale

ADEL SALAMEH “Exile”                                                                              

SABA ALIZADEH “Dreams”                                                 

AZU TIWALINE “Tessiture”                                                                        

AZU TIWALINE “Air element”                                                        

AZU TIWALINE “Luz Azul”                                                                         

SAMA’ “Trinity” (Electrosteen)                                                                  

SpecOne “Recover”                                                                        

RAMZI ABUREDWAN “Raja”                       

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