La principale ville de l’ouest de l’Afghanistan, Hérat, a chassé les Talibans il y a deux mois, la veille de la chute de Kaboul. Interception est allé voir ce qui a changé dans cette ville de plus d’un million d’habitants, carrefour des routes de la soie et de celles des Indes, à trois heures de route de l’Iran. La reprise en main d’Hérat a été rapide : sécurité assurée par le chef de guerre local Ismaïl Khan, réouverture des écoles, élection d’un maire. Le bazar bourdonne du boum sur les ventes de musiques et de postes de télévision, non loin de l’ancien ministère des vices et de la vertu ou les Talibans brûlaient tout ce qui était interdit, cassettes, poupées, cerfs-volants… Delphine Minoui a constaté que ce parfum de liberté reste timide, la ville se réveille doucement. Les femmes mettent du rouge à lèvres mais n’osent pas soulever leur burqa. La radio-télévision diffuse surtout des émissions sur le Coran. Chaque jour des enfants sont hospitalisés après avoir sauté sur une mine en ramassant du bois. Des dizaines de milliers de réfugiés s’entassent toujours dans le camps de Mazlac. L'ombre des talibans Ahmed RASHID et Olivier ROY Autrement Histoire de la guerre d'Afghanistan Assem AKRAM et Jean-François DENIAU André Balland

les enfants et la guerre en Palestine

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