Interception part cette semaine pour Haïti. C’est l’un des pays les plus démuni de la planète. Un pays meurtri aussi par les catastrophes naturelles à répétition et par les violences qui depuis six semaines ont repris dans les quartiers pauvres de la capitale. Pour Interception, Philippe Reltien a pu se rendre à Solino, un bidonville installé sur les pentes de Port-au- Prince. Ici, on survit avec moins d’un dollar américain par jour. Les égouts à ciel ouvert charrient toutes sorte d’immondices, et parfois des cadavres raconte Winsley, notre guide. A Solino, il n’y a ni éboueurs, ni police, ni justice, ni éducation. L’Etat a les moyens de rien, racontent les habitants. Les écoles privées tenues par des églises évangélistes pullulent. Dieu est devenu le refuge des chômeurs, des pauvres et des malades. Sept mois après le départ forcé d’ Aristide, le pays vit toujours dans le chaos, et les violences entre partisans de l’ancien président et la police ont fait plusieurs dizaines de morts. BibliographieMisère, religion et politique en Haïti André Corten Karthala, 2001 La passe du vent : une histoire haïtienne Eric Sarnet Payot,1994

Les 30 ans de la loi Veil sur l'interruption volontaire de grossesse.

L'équipe
Mots-clés :
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.