Interception va à la rencontre des victimes du plus gros scandale de contamination sanguine jamais découvert depuis l’apparition du Sida dans le monde. Nous sommes en Chine, au début des années 90. Dans ce pays, on ne donne pas facilement son sang. Pour contrer la pénurie, les autorités de la province du Henan organisent alors un juteux commerce : Contre un peu d’argent, les paysans sont incités à vendre leur sang. Les conditions sanitaires sont épouvantables : plusieurs donneurs d’un même groupe sanguin sont reliés à une seule machine qui prélève le plasma. Le reste, mélangé est réinjecté ! La contamination sera massive. Plusieurs centaines de milliers d’habitants de la province sont aujourd’hui séropositifs. Il est interdit aux journalistes chinois et étrangers de se rendre dans ce que l’on appelle les villages du Sida, où les malades meurent sans soin et en silence. Grâce à l’aide d’une petite ONG courageuse, Alain Lewkowicz a pu s’y rendre, de nuit. Un reportage bouleversant.

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Le sang contaminé de la Chine

Au début des années 90, les autorités sanitaires de la province du Henan ont incité les paysans les plus pauvres à vendre leur sang pour compléter leurs revenus. Dès 1995, le virus du VIH a été découvert dans le circuit de ce commerce, interdit par Pékin. C’est ce scandale de santé publique que dénonce Pierre Haski, le correspondant de Libération à Pékin, dans « Le sang de la

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