Les massifs montagneux, comme les banquises, sont devenus des témoins des ravages du réchauffement climatique. On s’alarme depuis longtemps déjà de la disparition de certains glaciers alpins, on évoque moins souvent les écroulements dont la fréquence augmente et qui modifient les paysages.

Les Drus au printemps 2019
Les Drus au printemps 2019 © Radio France / Géraldine Hallot

La fréquence des écroulements augmente, ce qui modifie les paysages et même certains cheminements naguère familiers aux montagnards.

De ce fait, la saison même de la pratique de l’alpinisme est en train d’évoluer : les étés sont de plus en plus dangereux et certains passages ne sont plus accessibles en sécurité qu’au printemps.

En montagne, les variations de température ont plus d’amplitude qu’ailleurs : en 83 ans seulement, la température a augmenté de 2,1 degrés sur les hauteurs de Chamonix. 

Écroulements ou éboulements, les chutes de pierres causent de plus en plus d’accidents dans un milieu où paradoxalement,  la fréquentation augmente. En trente ans, dans le seul Couloir du goûter, voie d’accès « normale » au Mont Blanc, on a recensé une centaine de morts. C’est l’une des voies d’alpinisme les plus fréquentées du monde, 17 000 personnes y passent chaque année.

« Nos montagnes fondent et s’effondrent », c’est un reportage de Géraldine Hallot et Jean-André Giannecchini. Mixage Benjamin Orgeret . Réalisation, Violaine Ballet assistée de Mahaut Debutler. Documentation, Sabine Bonamy.

La Mer de glace au début du vingtième siècle et aujourd'hui
La Mer de glace au début du vingtième siècle et aujourd'hui © Radio France

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