Derrière l'effroyable nombre de morts provoquées par la pandémie mondiale, on découvre qu'il y a d'autres victimes du Covid : plusieurs mois après leur première infection, un pourcentage important de malades souffre de séquelles parfois très invalidantes. Les chercheurs s'interrogent sur les causes de ce Covid long.

L'Hôtel-Dieu à Paris fait partie des hôpitaux où ont lieu des consultations dédiées
L'Hôtel-Dieu à Paris fait partie des hôpitaux où ont lieu des consultations dédiées © Radio France / Marie Roussel

Depuis le 14 septembre dernier, le Covid peut être reconnu comme maladie professionnelle, mais seulement pour le personnel soignant…L’Assurance maladie a enregistré 15 000 demandes de prise en charge et reconnu 600 cas dont une cinquantaine pour le Covid long. 

Quant à la reconnaissance en affection de longue durée (ALD), elle reste un objectif. Pourtant, de nombreux malades se sont retrouvés en situation précaire : Ils sont contraints de consulter différents spécialistes (kinés, psychologues, neurologues ou encore pneumologues), ce qui génère des actes coûteux. L’Assemblée a rejeté en février la proposition de loi du député Régis Juanico qui souhaitait créer un fonds d’indemnisation pour les malades. 

Les recherches sur le Covid long s’organisent un peu partout. Dans les hôpitaux, des programmes sont lancés à l’initiative de certains chefs de service. Mais tant qu’on n’a pas identifié les causes de la maladie, il est bien difficile de trouver un traitement ou un protocole de soins appropriés. Alors, pour accompagner leurs malades démunis, les généralistes sont en première ligne.

« Covid-long : une guérison en suspension », un reportage de Marie Roussel, prise de son Éric Audra, Georges Thô et Martin Troadec. Réalisation Juliette Medevielle assistée de Martine Meyssonnier. Mixage, Manon Houssin. Documentation, Sabine Bonamy. Documentation musicale, Romain Couturier.

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