Le régime de Kadhafi en Libye et celui de Bachar el-Assad en Syrie ont-ils utilisé des systèmes de surveillance "made in France" pour espionner leurs opposants puis les arrêter.

Nuages de données formant un visage
Nuages de données formant un visage © Corbis

Et les torturer ? Les entreprises françaises qui leur ont vendu ces technologies, directement ou indirectement, peuvent-elles être tenues pour responsables de l’utilisation que ces régimes en ont éventuellement faite ? Ces questions sont au centre de deux plaintes pour complicité d’acte de torture déposées par la FIDH et la Ligue des Droits de l’Homme contre Amésys et Qosmos. Ces deux sociétés françaises, en pointe dans le domaine de l’analyse des flux de données électroniques, travaillent par ailleurs pour les services secrets français.

Dans le reportage de Benoît Collombat, d’anciens opposants libyens et un ex-salarié de l’une de ces entreprises témoignent. Amésys et Qosmos réfutent de leur côté les accusations, rappelant notamment qu’avant les révolutions arabes, Kadhafi comme Bachar el-Assad étaient reçus avec les honneurs à Paris...

Au-delà des questions que la justice doit trancher, se pose le problème de la législation sur la vente et l’exportation de ces systèmes de surveillance électronique massive, qui peuvent être considérés comme de véritables armes contre les populations aux mains de régimes dictatoriaux ou de services secrets échappant aux contrôles démocratiques.

Reportage de Benoît COLLOMBAT.

Réalisation d’Anne LHIOREAU, assistée de Stéphane COSME

Une émission présentée par Lionel THOMPSON .

Invité : Jean-Marc MANACH

Journaliste d'investigation sur l'Internet.

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