Depuis le début de la semaine, Slobodan Milosevic a pris place sur le banc des accusés dans la salle d’audience n° 1 du Tribunal pénal international. A 6O ans, l’ancien homme fort de Belgrade est inculpé de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et de génocide dans les trois conflits qui ont ensanglanté l’ex Yougoslavie. C’est la première fois qu’un ancien chef d’Etat comparaît devant une juridiction internationale. C’est une grande victoire pour tous ceux qui, depuis la création du TPIY en 1993, se battent pour asseoir sa crédibilité. Mais comment fonctionne-t-il ? Comment s’est-il réformé au fil du temps ? Pour Interception , Stéphane Leneuf a rencontré les artisans de cette justice pénale internationale, ceux qui travaillent au quotidien dans ce grand bâtiment gris un peu austère installé en banlieue de la Haye. Dans son reportage, il nous fait visiter ces salles immenses où dorment les pièces à conviction minutieusement collectées dans les charniers de l’ex-Yougoslavie, il nous explique le fonctionnement particulier de cette justice qui mélange droit anglo-saxon et continental. On apprend aussi comment sont pris en charge ces hommes et ces femmes, à la fois témoins et victimes qui vont venir témoigner dans ce procès fleuve. Il aborde enfin la polémique sur la légitimité de ce tribunal. Le Tribunal pénal international de la haye : le droit à l'épreuve de la purification ethnique Juristes sans frontières L'Harmattan, 2000 La Cour pénale internationale : le statut de Rome William Bourdon Seuil, 2000 Milosevic, une épitaphe Vidosav Stevanovic Fayard, 2000 Milosevic : La diagonale du fou Florence Hartmann Denoël, 1999 La justice face à la guerre Pierre Hazan Stock, 2001

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