Ces derniers mois, impossible de ne pas être interpellé par les photos publiées sur les réseaux sociaux par les victimes de violences homophobes.

Manifestation à Bordeaux pour dénoncer la résurgence d'actes et violences homophobes.
Manifestation à Bordeaux pour dénoncer la résurgence d'actes et violences homophobes. © AFP / Pierre Andrieux

A Paris, un chauffeur VTC qui ne supporte pas que deux hommes s’embrassent à l’arrière de sa voiture. A Lille, des lesbiennes qui rentrent chez elles, sous les coups. A Poitiers, Besançon, Lyon, et tant d’autres endroits encore, des hommes et des femmes sont menacés, insultés et parfois même frappés parce qu’ils sont homosexuels. 

L’homophobie ne se mesure pas seulement avec des chiffres. Mais c'est pourtant vers eux que l’on se tourne en premier lieu pour mesurer l'ampleur du phénomène : les actes à caractère homophobe augmentent. Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, il y a une croissance de 15% de plaintes déposées de janvier à novembre dernier par rapport à la même période un an auparavant. 

L’homophobie a désormais un, ou plutôt, des visages : ces figures tuméfiées, pommettes défoncées. Ces innombrables photos de victimes d’agressions postées sur les réseaux sociaux, devenus le défouloir préféré des homophobes. 

Pour autant assiste-t-on à une véritable hausse des actes homophobes ou à une hausse de leur  signalement ? 

En tout cas, le contexte législatif, politique contribue à libérer cette parole haineuse. Comme c'est le cas en ce moment avec le débat sur l’extension de la PMA à TOUTES les femmes. Et comme par le passé, en 2013, lors du marathon parlementaire sur le mariage pour tous.  

Face à la recrudescence de ses agressions homophobes, le gouvernement a annoncé à l’automne dernier un plan d’urgence contre l’homophobie. Il prévoit le déploiement dans les commissariats de référents LGBT pour permettre aux victimes de porter plainte plus facilement. Ce plan inclut aussi une campagne de sensibilisation dans les établissements scolaires. 

"Homophobie, la sale parole libérée"

  • Reportage : Géraldine Hallot 
  • Prise de sons : Marcos Darras et Arthur Gerbault 
  • Réalisation : Violaine Ballet avec l'assistance de Mahaut de Bulter 
  • Mixage : Jean-Philippe Jeanne

Aller plus loin

L'équipe
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.