En Russie, les minorités sexuelles font l'objet d'un acharnement qui a pris un tournant dramatique ces derniers mois en Tchétchénie.

Un militant LGBT interpellé à Moscou lors d’une manifestation non autorisée
Un militant LGBT interpellé à Moscou lors d’une manifestation non autorisée © AFP / Andrey Stenin / RIA Novosti / Sputnik

En Russie, Vladimir Poutine, au pouvoir depuis 18 ans, est de nouveau candidat à sa succession. Sa victoire à l’élection présidentielle dont c’est le premier tour ce dimanche ne fait aucun doute. 

Les autres postulants font figure de faire-valoir et les véritables opposants au régime ont été écartés du scrutin. Ce statu quo savamment organisé s’appuie sur un régime autoritaire où les contestations politiques et sociétales, où l’affirmation de soi et de son identité se payent très cher. 

L’exemple le plus frappant ces derniers mois dans le pays est le sort réservé aux minorités sexuelles. C'est Novaïa Gazeta, un média russe d’opposition, qui a révélé en avril 2017 la face cachée de cette répression : une chasse aux homosexuels menée en Tchétchénie avec l'existence de prisons secrètes, la pratique de la torture, des faits d'enlèvements et des assassinats. 

Les ONG estiment que les victimes se comptent en dizaines. L'un des symboles de cet acharnement contre les homosexuels est Zelim Bakaev, un chanteur tchétchène gay de 25 ans porté disparu depuis août dernier. Il aurait été torturé à mort. 

Pour tenter de comprendre la défiance à l'égard des homosexuels dans le pays et son instrumentalisation par le pouvoir politique, notre envoyé spécial permanent en Russie Claude Bruillot a enquêté sur le sujet à Saint-Pétersbourg, à Moscou et à Grozny en Tchétchénie.  

Réalisation : Violaine Ballet et Michelle Soulier.

Assistant : Stéphane Cosme.

Mixage : Jean-Philippe Jeanne.

POUR ALLER PLUS LOIN :

Dossier de l’OFPRA du 31 mars 2015, « La situation des minorités sexuelles et des minorités de genre »  

Sur le site Konbini, « Homophobie : selon une étude, 83 % des Russes considèrent l’homosexualité comme condamnable. »  

Sur le site d’Amnesty International, « En Russie, partager des articles LGBTI sur Facebook est un crime. »

Sur le site du « Courrier de Russie », « LGBT, prisonniers politiques, ONG… Tatiana Moskalkova, déléguée aux DDH en Russie, s’exprime. »

Sur le site de la revue « Droit et Cultures », Une condamnation à l’inexistence : la dictature des lois et l’interdiction de la propagande des relations sexuelles non traditionnelles auprès des mineurs en Russie

Sur le site de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences sociales, « La propagande de l’homosexualité en Russie »

Sur le site d’Amnesty International, article de décembre 2013, " Russie : à l’autre bout de l’arc-en-ciel "

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