On les appelle les "afro-féministes".

Les "Afro-féministes"
Les "Afro-féministes" © Radio France / Sandrine Etoa-Andegue

Contrairement aux États-Unis, où il s’est développé dans les années 70 à l’initiative notamment d’Angela Davis, le mouvement en est encore à l’état embryonnaire en France.

Difficile de dire combien il compte de militantes. Les réseaux sociaux et le militantisme de rue sont pour l’instant leur principal mode d’action. Leur objectif : faire passer dans les faits les grands principes de la République, qui reconnaît l’égalité homme-femme, quelle que soit la couleur de la peau.

Les afro-féministes se disent en effet victimes d’une double agression : celle liée à leur sexe, et celle liée aux origines africaines de leurs ancêtres. Elles revendiquent une identité de Françaises à part entière, constatent l’échec des luttes passées sur ce terrain, ne se reconnaissent pas dans les mouvements féministes et antiracistes traditionnels, et adoptent donc des actions plus radicales comme l’exclusion des Blancs de leur mouvement. La non-mixité est pour elles une nécessité politique.

Un reportage de Sandrine Etoa-Andegue

Prise de son : Romain Luquiens et Fabien Gosset. Mixage : Jean-Louis Deloncle. Réalisation : Anne Lhioreau assistée de Stéphane Cosme et Zohra Bensmaïli.

Pour aller plus loin :

Avec l'aimable concours de la documentation sonore de Radio France.

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