Un peu moins d’un an après le naufrage du Prestige au large de la Galice, Interception a voulu savoir comment a évolué la surveillance maritime des nombreux bateaux poubelles qui longent chaque jour les côtes françaises. Nous nous sommes rendus dans le Rail d’Ouessant, cette route maritime qui passe au large de la Bretagne et par laquelle transitent 150 à 200 navires chaque jour. L’une des zones les plus dangereuses du monde, disent les marins. L’une des plus surveillées aussi. Derrière leurs écrans de contrôle, les aiguilleurs de la mer entrent en contact avec chaque navire qui empreinte le rail, vérifient son degré de dangerosité, réagissent à la moindre défaillance : « les avaries moteurs » cela arrive tous les jours, explique le préfet maritime Gheerbrandt. Un préfet qui fait intervenir au quotidien un arsenal de surveillance renforcé depuis la catastrophe du Prestige : dans le ciel, des avions Falcon traquent les trajectoires inquiétantes ou les dégazages sauvages. Sur mer, les patrouilleurs interceptent les bateaux suspects. Dans les ports, les inspections sont plus nombreuses mais encore peu efficaces. Dans ce reportage signé Stéphane Fort, deux experts expliquent les limites de ce dispositif. Sans une législation mondiale respectée par tous, les marées noires continueront à souiller nos plages affirment-ils.

Les voyous des mers Christian Buchet Ramsay, 2003 Au bout de la remorque Charles Claden et Hervé Hamon Seuil, 200124 ans après la mort de Robert Boulin, Benoît Collombat a enquêté sur les circonstances du décès du ministre du travail de l'époque.

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