Actuellement, des dizaines de milliers de Français sont en cours de reconversion professionnelle. La crise sanitaire a provoqué chez certains une prise de conscience de la vacuité de leur mode de vie. Pour d’autres, elle a simplement accéléré une prise de décision inéluctable.

Bérengère Barjou, ex avocate spéciliste des fusions-acquisitions apprend la boulangerie pour créer un fournil bio en Rhône-Alpes
Bérengère Barjou, ex avocate spéciliste des fusions-acquisitions apprend la boulangerie pour créer un fournil bio en Rhône-Alpes © Radio France / Antoine Giniaux

La plupart de ces reconvertis décident de devenir leur propre patron. Le plus souvent, ils sont urbains, jeunes et diplômés : l’âge moyen de ces néo-entrepreneurs est inférieur à 40 ans. Dans les secteurs du transport et de l'entreposage, il est inférieur à 30 ans.
En 2020, alors que l’économie française a tourné au ralenti, supprimant des emplois et perdant de la richesse, 469 000 entreprises étaient créées. Soit 10 000 de plus qu’en 2019.

Un voyant vert inattendu sur le tableau de bord, mais qui cache tout de même de profonds motifs d’inquiétude : parmi ces nouveaux entrepreneurs, beaucoup ont anticipé des difficultés dans leur secteur, et préféré se lancer avant d’être rattrapés par des plans sociaux.
Chez ceux qui ont radicalement changé de domaine d’activité, on constate aussi une véritable quête de sens

Mais réussir sa reconversion, c’est un travail à temps plein, pour lequel il est préférable d’être (bien) accompagné. Les formations de qualité ne sont pas à la portée de toutes les bourses. Il faut en outre pouvoir réunir un capital et dans certains cas être en mesure d'investir (locaux, matériel...). 

Pourtant, l’appétit de reconversion reste fort : selon un sondage BVA, plus d’un actif sur deux compte suivre une formation cette année. C’est deux fois plus qu’en 2020.

En décembre dernier s’est tenu le "Salon de la nouvelle vie professionnelle", dont le succès atteste de la réalité du phénomène.

"Les reconvertis du Covid", c’est un reportage d’Antoine Giniaux, prise de son, Hélène Langlois, Raymond Albouy et Frédéric Cayroux.

Réalisation, Juliette Medevielle assistée de Martine Meysonnier, mixage, Antoine Viossat. Documentation, Éléonore Lanoë.

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