Pendant des mois et des mois, Donald Trump a brandi cette menace de déchirer l'accord sur le nucléaire iranien. En mai dernier, il franchit le pas. Il piétine le fruit d’une négociation de haut vol qui a duré 21 mois.

Vue du nord de Téhéran.
Vue du nord de Téhéran. © Radio France / Géraldine Hallot

Le 14 juillet 2015, les états Unis, avec la signature de Barack Obama, la France, l’Allemagne, le Royaume Uni, mais aussi la Chine et la Russie concluent cet accord avec Téhéran. 

L’Iran accepte alors de réduire ses activités nucléaires, en échange d’une levée progressive des sanctions internationales. 

La diplomatie sort grandie de cette séquence, qui n'a cessé d'alterner le chaud et le froid. La signature est présentée comme une victoire, l'Iran sort de son isolement diplomatique. 

Moins de 3 ans plus tard, le bulldozer Trump passe par là. Washington remet en place des sanctions économiques, encore plus restrictives que par le passé. Lors d'une déclaration depuis la maison ovale, le président américain met en doute les engagements iraniens et sort de l'accord. 

Depuis cette annonce, le marché iranien n’aura connu qu’une brève ouverture, aussitôt et sèchement refermée. 

Les entreprises étrangères, européennes notamment, quittent le pays. 

L’Iran se retrouve isolée, sans partenaire économique occidental et sans possibilité de transactions en dollars. 

Conséquence : sa monnaie ne vaut plus rien. Le rial a perdu 70% de sa valeur en quelques semaines.  

Pour les faucons américains, cette incertitude économique vise à déstabiliser le régime au risque d’assister au retour des plus conservateurs. 

Interception est allé à la rencontre des habitants de cette tentaculaire capitale écouter leurs espoirs déçus, et témoigner de leur résilience à toute épreuve, pour eux qui n’ont que des sanctions pour seul horizon. 

Reportage : Géraldine Hallot

Prise de son : Gilles Gallinaro

Réalisation : Violaine Ballet, assistée de Stéphane Cosme

Mixage : Vincent Godard

POUR ALLER PLUS LOIN : 

PROGRAMMATION MUSICALE : 

  • D song de Bonobo (générique)       
  • "Qom" de Muslimgauze
  • "Yazdah" de Trio Chemirani
  • "Persepolis" de Olivier Bernet
  • "Yar yar ma bien aimée" de Sohrab Pournazeri et Hussein Zahawy
  • "Accélération" de Ramin Rahimi
  • "Daramad" de Hossein Omoumi
  • "Sweet" de Ramin Rahim et Tapesh
  • "Hymne national Iran" par L’Orchestre de cuivres
  • "Shiraz" de Sharif
  • "Red crescent part 1" de Muslimgauze
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