La cité du Vatican est le plus petit état du monde mais son poids diplomatique pèse bien plus que les 44 hectares de ce minuscule territoire situé en plein coeur de Rome.

Le Pape François, avant la célébration d'une messe en plein air au nord-ouest du Pérou, à la fin du mois de janvier 2018.
Le Pape François, avant la célébration d'une messe en plein air au nord-ouest du Pérou, à la fin du mois de janvier 2018. © AFP / EITAN ABRAMOVICH

Le Saint Siège ne se limite pas à son rôle spirituel, pour un milliard 200 millions de catholiques dans le monde.

Il s’immisce également dans les affaires « terrestres », notamment en zone de conflit. C'est une tradition de la diplomatie vaticane. 

Mais depuis son élection, il y a presque 5 ans (le 13 mars 2013 précisément), le Pape François imprime une marque bien à lui. 

L'argentin François, c’est le pape globe trotter, le grand voyageur (33 pays visités), mais il se présente surtout comme le souverain pontife des périphéries : celui qui s’intéresse aux oubliés. 

Périphéries géographiques ; il casse les habitudes de ses prédécesseurs qui ne juraient que par l’Europe ou presque. Lui vise l’Afrique, l’Asie et l’Amérique latine, son continent d’origine où vivent 40% des catholiques du monde.  

Il évoque aussi les périphéries sociales. A longueur d’homélie, le Pape François alerte sur les dérives d’une machine libérale détraquée, qui laisse sur le bord de la route de plus ne plus de démunis.

Il ne faut pas non surestimer la portée de cette diplomatie. Car sans contrainte économique et militaire, elle montre forcément des limites.

Mais quel sens donner à ce renouveau de la politique étrangère vaticane ? 

Est-ce exclusivement lié à la personnalité de François, premier pape issu des jésuites, premier latino américain ? 

« François, la diploPape », C’est un reportage de la correspondante de France Inter à Rome, Mathilde Imberty.

Pour aller plus loin 

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