Interception se penche ce matin sur un sujet douloureux et longtemps tabou : la prise en charge des enfants mort-nés et l’accompagnement psychologique de leurs parents. Il y a deux ans, en novembre 2001, une nouvelle loi passée presque inaperçue a notablement changé le statut de ces enfants nés « sans vie ». Auparavant, ils n’avaient aucune existence légale en dessous de 6 mois de grossesse. Ce seuil a été ramené à quatre mois et demi. Les parents qui le souhaitent peuvent désormais faire figurer ce bébé sur leur livret de famille, l’inscrire ainsi dans leur histoire personnelle. Plus que symbolique, cette loi leur permet également de récupérer le corps de leur enfant, afin d’organiser éventuellement des funérailles. Surtout, elle met fin à des décennies au cours desquelles on faisait souvent comme s’il ne s’était rien passé, comme s’il n’y avait pas eu d’enfant, pas de grossesse. Anne Coudin a rencontré de jeunes parents qui ont accepté d’évoquer leur expérience et leurs souffrances. Elle s’est aussi rendue à la maternité Jeanne de Flandres, à Lille, ou l’équipe du docteur Maryse Dumoulin a été la première en France à tirer la sonnette d’alarme sur ce deuil impossible. Un deuil aux conséquences parfois très lourdes pour l’ensemble de la famille. BibliographieMourir avant de n'être? Dirigé par René Frydman et Muriel Flis-Trèves Odile jacob, 1997 L'enfant interrompu Chantal Haussaire-Niquet Flammarion, 1998 LE deuil de maternité Muriel Flis-Trèves Plon, 2001

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