Il domine la baie de Naples, dont il est à la fois une des richesses et la malédiction. Du haut de ses 1281 mètres et de ses quelque 300 000 ans, le Vésuve fait partie de la vie des habitants de la capitale de la Campanie.

La baie de Naples et le Vésuve
La baie de Naples et le Vésuve © Radio France / Anaïs Feuga

Depuis l’éruption de 79, celle qui a englouti Pompéi, avec une colonne de gaz, de cendres et de pierres ponces montant jusqu’à plus de trente kilomètres, quasiment dans la stratosphère, la chronique en recense plus d’une trentaine d’autres, la plus spectaculaire étant celle de 1631. Depuis très longtemps, le Vésuve est donc très surveillé. 

Les scientifiques ne savent pas encore dire quand surviendra la prochaine éruption dévastatrice. Mais ils ont une certitude : elle aura lieu.

Les autorités élaborent des plans de sauvegarde, avec des recensements d’habitants et des zones d’évacuation, mais la culture du risque ne semble pas encore avoir pénétré les esprits. Alors entre crainte et fatalisme, les Napolitains et tous les Vésuvians, s’accommodent de cette menace permanente. Bien peu envisagent de quitter ce volcan qui est devenu comme un personnage de leur vie quotidienne.

Les experts essaient  de « modéliser » l’éruption qui frappera inéluctablement ce bassin de 2 millions d’habitants. En dernier ressort, en cas d’alerte, c’est au Président du conseil italien que reviendra la décision difficile, d’évacuer (ou pas) la zone pour une durée indéterminée. 

À moins de dix kilomètres à l’ouest du cœur de la ville de Naples, les scientifiques redoutent et surveillent au moins autant que le Vésuve, la zone des champs phlégréens. Il s’agit en fait d’une caldeira, une zone dépressionnaire résultant d’éruptions très anciennes qui recèle plusieurs dizaines de petits volcans souterrains, dont on sait qu’ils sont en activité. Le sol se soulève régulièrement, de près de 8 centimètres par an depuis 2005. 

Vésuve, la fertile malédiction des Napolitains, c’est un reportage d’Anaïs Feuga. Prise de son, Romain Luquiens. Mixage Anne-Laure Cochet. Réalisation, Violaine Ballet, assistée de Stéphane Cosme. Documentation, Sabine Bonamy.

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