Depuis le début des séances d'Interclass, les équipes remarquent que la liberté d’expression, et le sujet des caricatures, reviennent constamment dans les échanges.

Cela suscite beaucoup de réactions  de la part des élèves qui estiment que les caricatures vont trop loin, qu’il s’agit d’une attaque directe envers la religion, et que manifestement, les caricaturistes provoquent le public et cherchent même les problèmes.

Quels sont les arguments des élèves ?

Certains considèrent qu’on ne peut pas rire de la religion, car la religion c’est sacré, et que la religion n’a rien fait de mal, donc il ne faut pas la caricaturer.

Quels sont alors les propos des journalistes ou des enseignants ?

En résumant à grands traits : on leur montre d’autres Unes en précisant que Charlie Hebdo, ou d’autres comme Plantu, caricaturent aussi le président de  la république, les hommes politiques, des journalistes, et les enseignants. Nous leur rappelons que la liberté d’expression, c’est un droit fondamental qui figure dans la déclaration des droits de l’homme de 1789, et que tout citoyen peut parler, écrire librement. Mais nous leur rappelons aussi qu’il y a des limites telles que : l’injure, l’incitation à la haine raciale, l’apologie de crimes de guerre ou du terrorisme, la discrimination, le négationnisme, la diffamation.

On voit bien que cette notion de liberté d’expression, si précieuse, est fragile, et dernièrement elle a suscité beaucoup de crispations. Et ce, pas seulement chez les élèves d’ailleurs, comme l’évoque Iannis Roder, professeur d’histoire géographie à Saint-Denis en Seine Saint-Denis. 

L'équipe
Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.