Une fois le commencement commencé, il est temps d'entrer dans le vif du sujet et, puisque le premier épisode d'Intérieur Queer démontrait que le Queer était une question politique, d'aborder la question du militantisme. Au moment du cinquantième anniversaire des émeutes de Stonewall, que reste-t-il de nos luttes ?

S’il fallait retenir deux choses de l’épisode 1 d’Intérieur Queer, c’est, d’abord, que le queer est une notion complexe et, ensuite, qu’il est éminemment politique. (On peut également retenir qu’Intérieur Queer est un podcast à l’issue de l’écoute duquel on a sans doute un peu plus de questions en tête que de réponses apportées, mais on tâchera de se dire que c’est là quelque chose de positif). Alors dans ce deuxième épisode, Camille, Gabriel et Hugo ont choisi d’en explorer les aspects concrets. 

Militer quand on est queer

Comment est-ce qu’on milite aujourd’hui en France, quand on est queer ? Quels sont les lieux, les méthodes, les combats ? Qui sont aussi ces militant·e·s d’aujourd’hui, dont on voit rarement le visage dans les grands médias ?

En 2019, le monde entier (ou presque) fêtait les 50 ans de la révolte du Stonewall Inn, l’un des événements fondateurs du mouvement de lutte pour les droits des personnes LGBTQI, dans le sillage duquel s’inscrit le mouvement queer. Par une nuit du mois de juin 1969, les habitué·e·s de ce club new-yorkais ont décidé de se défendre contre une énième descente violente de police. S’ensuivirent cinq jours de révolte contre la police. Depuis, les Marches des Fiertés partout dans le monde célèbrent l’anniversaire de cet événement. Mais militer pour les droits des personnes LGBTQI ne se limite pas à marcher chaque année à la Marche des Fiertés. Certaines structures militantes ont même un réel problème avec la récupération mainstream de ces Marches. Aussi, chaque jour, des milliers de personnes luttent, au sein d’associations, mais aussi dans leur quotidien, pour faire reconnaître leurs droits, leurs identités, leur légitimité à exister. Ce militantisme est provocateur, parfois, drôle ou choc, patient et exigeant. Il est multiforme, à l’image des identités qu’il défend.

Hugo Combe, Gabriel Debray et Camille Mati, plus ou moins à l’aise, en ce qui les concerne individuellement, avec leur propre engagement, sont allé·e·s à la rencontre de ces militant·e·s pour comprendre leur démarche, apprendre de leurs combats et réfléchir aux leurs propres. Qu’est-ce que ça signifie de lutter ? Faut-il faire partie d’une organisation pour agir pour sa communauté, pour son identité ? Le coming out est-il en soi un acte militant ? Qu’en est-il de s’embrasser dans la rue ? De prendre le temps de discuter avec son entourage ? La pédagogie est-elle un passage obligé ? Telles sont les questions de ce deuxième épisode d’Intérieur Queer.

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