Une semaine décisive et cruciale s'ouvre pour l'Afrique. L'Ancien Ministre de l'Ecologie et président de la "Fondation Energies" pour l'Afrique vient présenter le bilan de son projet d'électrification de l'Afrique.

« On a deux vies, et la deuxième commence quand on se rend compte qu’on n’en a qu’une », Confucius. Votre vie commencé avec l’Afrique ?

Non, avec l’énergie. La lumière et l’énergie c’est le droit de l’homme fondamental. Car c’est l’accès aux autres droits. 700 millions de personnes n’ont pas accès à l’électricité sur le continent africain. En Afrique, la jeunesse est partie vers la lumière.

Vous dites : si on leur donne la lumière, ils resteront chez eux.

Le plus horripilant c’est que l’électricité il n’y a pas plus bête à faire. Technologiquement c’est simple !

Il faut un accord unanime entre les pays africains. L’instance [pour gérer le projet] a été créée le 15 juin. Le parlement panafricain va faire son appel demain à Paris.

Vous dites : nous on parle de la COP21, ils ne donneront jamais rien !

Ce n’est pas le sujet. Le sujet ce sont les vrais pauvres, premières victimes du réchauffement, qui n’ont pas les moyens pour lutter. Ils demandent un coup de main provisoire comme les Etats-Unis après la guerre.

Les pays africains demandent 4 à 5 milliards de dollars. Comment être sûr que l’argent sera bien utilisé ?

On ne commence pas est-ce qu’il faut qu’on le fasse ? […] Est-ce que c’est notre risque majeur de confrontation ? Le vrai problème massif c’est ce sujet. Organisons nous ! Il faut une instance panafricaine […] avec un suivi international.

C’est lié au climat.

Ce fond doit être financé par les grands émetteurs de CO2, les signataires du protocole de Kyoto, au prorata de leur population.

Pour l’Europe, ça représente 1 milliard 200 millions d’euros pour la première année, moins que le fond européen pour les projets africains, qui n’est pas utilisé ! Donc c’est un problème d’organisation.

François Hollande dit qu’il va augmenter l’aide au développement, une semaine après il revient en France et la réduit. C’est normal ?

Je ne commente pas l’actualité politique car je veux fédérer.

Il va y avoir un sommet à Malte : Europe-Afrique. Le mot énergie n’est même pas dans le document. Il faut mettre le 1,8 milliard prévu dans le plan.

Le député du nord que vous avez été est inquiet de la montée de Marine Le Pen ?

Depuis que je suis lancé dans cette opération vitale je ne commente rien. Répondre au populisme c’est faire un grand projet sur la lumière. Que nos enfants soient fiers de nous. [Électrifier l’Afrique], c’est la paix. En plus ça a une gueule folle ! C’est ça qui tuera le populisme.

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