Vingt ans après l'assassinat du Premier ministre et Prix Nobel de la Paix,Yitzhak Rabin le 4 novembre 1995, le réalisateur israélien lui consacre son dernier film. Amos Gitaï est l'invité de Léa Salamé .

L'interview d'Amos Gitaï :

Les populistes sont partout, Trump aux Etats-Unis, Orban en Hongrie, la montée du FN en France vous surprend ?

On ne va pas faire l’analyse de la société française maintenant mais je suis optimiste sur la France.

La grande majorité des gens veulent être des bons citoyens. Les Français vont trouver le chemin.

Vous sortez un documentaire Le dernier jour d’ YitzhakRabin ,une charge violente, un « J’accuse » israélien. Vous accusezBenyamin Netanyahoud’être derrière l’assassinat d’YitzhakRabin?

Chaque artiste qui aime son pays doit avoir une vision critique. Rabin représentait une sorte de chemin optimiste vers une cohabitation israélo-palestinienne.

Je crois qu’aujourd’hui on ne croit qu’aux forces de l’argent et des mitraillettes. Il faut garder l’idée qu’on aura la paix au Moyen-Orient.

Vous ne dites pas que Netanyahou a donné l’ordre d’assassinerRabin mais qu’il a encouragé le climat de haine, aujourd’hui il est au pouvoir. Est-ce que vous diriez que le climat n’a jamais été « pire » ?

Si on veut lutter, il faut garder l’idée qu’un jour on aura la coexistence entre les peuples.

Est-ce qu’elle est prête à s’interroger elle-même ? Aujourd’hui est-ce que ce n’est pas l’indifférence qui prime ?

Il y a l’indifférence, il y a la faiblesse de la gauche, mais c’est la raison de plus pour faire un film. Le cinéma ce n’est pas uniquement l’affaire du showbiz.

Le film est une sorte de geste vers l’avenir.

Est-ce que Netanyahou a vu le film ?

Il a appelé le frère de mon distributeur. Qu’est-ce que vous pensez de ce film ? Le frère a dit « Je ne l’ai pas vu ».

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