Henri Leclerc
Henri Leclerc © PHOTOPQR/VOIX DU NORD/Edouard Bride / PHOTOPQR/VOIX DU NORD/Edouard Bride

Des avocats s'indignent des "atteintes graves et répétées" au secret professionnel après l'ouverture d'une enquête consécutive à l'interception d'une conversation entre Maître Thierry Herzog et son client Nicolas Sarkozy. Parmi eux, Henri Leclerc.

La pétition d'avocats circule depuis samedi. Elle a déjà réuni plusieurs centaines de signataires et parmi eux, des noms réputés comme Éric Dupond-Moretti, Hervé Temime, Jacqueline Laffont, Pierre Haïk, et Henri Leclerc. Le texte rappelle "l'impérieuse nécessité de protéger le secret professionnel, pilier de la profession d'avocat".

Dans cette affaire, on oublie qu'il y a des droits de la défense. La relation client - avocat doit être couverte par un secret absolu, c'est un principe essentiel.

Henri Leclerc se défend : il ne s'agit pas de corporatisme mais de respect de la profession. Le secret de la défense doit être protégé au même titre que le secret médical ou le secret des sources.

Je ne défends pas Nicolas Sarkozy, je défends un principe.

La pétition pose aussi la question du rôle du juge d'instruction. "La décision de mettre un avocat sur écoute ne devrait pas être prise par le juge d'instruction mais pas un autre magistrat", explique Henri Leclerc.

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