Elle est un des visages du nouveau gouvernement canadien : Catherine McKenna est depuis quelques jours la ministre de l'Environnement du Canada. De passage à Paris pour préparer la COP21 avec Laurent Fabius, elle était l'invitée exclusive de Léa Salamé.

Léa Salamé : ce nouveau gouvernement est qualifié par certains de gouvernement "le plus cool du monde"…

Catherine McKenna : " J’ai trois enfants, ils penseraient peut-être que c’est vrai. C’est une nouvelle génération… Oui, c’est cool ! Je suis tellement heureuse car ce Gouvernement ressemble aux Canadiens."

Est-ce que ce n’est pas un effet de com ?

"C’est certain qu’on doit prouver les choses mais si vous regardez les bios, tout le monde est sérieux. Nous avons de grands défis, le changement climatique est un grand défi, et nous allons travailler fort sur cet enjeu."

En France, c’est l’inverse, c’est le retour du conservatisme. Qu'en pensez-vous ?

"Nous avions, pendant 10 ans, des conservateurs au pouvoir. Et aujourd’hui un gouvernement progressiste. Je pense que c’est la même chose pour la France : je suis optimiste, je pense que nous allons travailler ensemble."

L’intitulé de votre poste a changé : vous êtes ministre de l’Environnement et des Changements climatiques…

"Trudeau veut démontrer au monde que le changement climatique est un des plus grands enjeux.

C’est un très grand honneur d’avoir ce titre, pour nos enfants il faut faire mieux."

L’ancien Premier ministre était climato-sceptique : votre économie repose sur l’exploitation des gaz de schiste et du bitumineux.

"Il a dit tout au long de la compagne que l’environnement et l’économie vont ensemble. Nous allons faire de grands investissements dans l’économie et la technologie verte. Et certainement travailler avec le gouvernement d’Alberta. Nous ne pouvons pas changer l’économie tout de suite mais je pense que tout le monde reconnaît qu’il faut changer les choses. "

Dans les deux ans à venir, verra-t-on des décisions sur l’exploitation du gaz de schiste ?

"On va travailler avec toutes les provinces et les territoires. On doit changer les choses, on doit avoir un prix sur le carbone, on doit réduire nos émissions."

Vous espérez rester sur les deux degrés d’augmentation ?

"Je suis une optimiste réaliste. On va travailler fort, je pense que c’est possible. "

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