"Je m'appelle Tessa Rampling. Charlotte est mon deuxième prénom mais il m'a saisie". Charlotte Rampling se raconte dans un livre, Qui je suis . Invitée de Léa Salamé, elle est notamment revenue sur son départ du foyer familial et la mort de sa soeur.

Léa Salamé : la mort de votre sœur c’est un peu votre Rosebud ?

Charlotte Rampling "La mort de ma sœur c’est ce qui a fait qui je suis. Ca m’a peut-être rendue plus intéressante comme personne, plus mélancolique mais en même temps la mélancolie apporte de la joie."

Vous avez dit : « Le vieillissement je m’en tamponne ». C’est une posture ?

"C’est une forme de provocation. Évidemment, ça fait peur, ça nous rapproche de la mort. Ça ne veut pas dire que je l’exclue mais ça ne va pas changer ma façon de vivre."

"Je m'appelle Tessa Rampling. Charlotte est mon deuxième prénom mais il m'a saisie. Tessa est devenue Charlotte. Dès ma naissance, j'ai connu ce mélange un peu trouble de ce qui vient, passe, de ce qui blesse, de ce qu'on ne peut saisir. Les larmes et les rires se mêlent, nous les enfermons. Chez les Rampling, le cœur est un coffre. Porté par les générations, le secret de famille devient une légende. Nous ne savons que nous taire ."

Vous ne parlez pas de votre carrière mais vous restez un fantasme pour beaucoup d’hommes. La transgression, vous avez aimé ça ?

"Je n’en avais pas conscience mais c’est en moi."

Sur son rapport à la France, Charlotte Rampling veut balayer les aigreurs : "Le french bashing est terrible, s'exclame-t-elle. Je suis la première à dire : «Arrêtez !»"

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