A peine annoncé, le référendum sur Notre-Dame-des-landes, souhaité par le président de la République, est déjà contesté. Le président de la Région Pays de la Loire qui dénonce un "enfumage pour enterrer le projet" était l'invité de Léa Salamé

Avez-vous vu les images d’Alep éventée par l’armée Russe. Est-ce que le filloniste en appelle-t-il toujours à une grande alliance avec Vladimir Poutine ?

Je pense que la diplomatie française a, depuis le départ, manqué à ses traditions, on s’est trop alignés sur les Etats-Unis.

Mais ils sont impuissants, on est en train de donner la région aux Russe.

La France est traditionnellement une puissance d’équilibre. Nous n’avons pas su porter ce message. Aujourd’hui Daech est l’ennemi public numéro. Il faut une grande coalition internationale, évidement avec l’Iran, évidemment avec l’Arabie-Saoudite, avec la Russie, les Etats-Unis et la Turquie.

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Votre parti est-il le parti du gaz de schiste et des OGM ?

J’ai eu un échange avec Luc Chatel hier et il m’a éclairé pour me dire qu’il indiquait cette phrase courte pour dire qu’il ne voulait pas être celui de la précaution contre le progrès mais l’innovation.

Je ne veux pas être le parti des apprenti-sorciers, ce n’est pas science sans conscience, sur l’homme ou la nature. Je ne veux pas en revanche de la décroissance. Il faut trouver le bon équilibre.

Donc il reste d’autres écologistes aux Républicains ?

Bien sûr. Je pense que Luc a plaidé pour l’innovation.

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50 ans que la construction d’un second aéroport dans le Grand Ouest pollue la vie politique. Le référendum ne serait pas un moyen de sortir de l’impasse ?

Je pense que c’est une idée mal née, c’était le prix à payer pour l’entrée d’une écologiste, la patronne d’EELV. C’est une idée née d’un marchandage.

Il est mal ficelé car il n’a aucune base légale, ni dans la Constitution, ni dans le Code général des collectivités, ni dans cette ordonnance qu’on nous prépare.

L’Etat va faire ce référendum local grâce au préfet, via la loi Macron. C’est complexe mais ça peut se faire.

Ça ne peut pas se faire sauf à modifier cette ordonnance. Le référendum ne peut pas avoir lieu pour des sujets où l’intérêt est national. Comme c’est l’Etat qui a signé la déclaration d’utilité publique, l’aéroport est un sujet d’intérêt national.

Pourquoi ne pas en venir sur le fond ?

Vous avez 155 décisions de justice, un projet soutenu par 6 premiers ministres, 3 présidents de la république.

Dans quel pays du monde demande-t-on un référendum pour faire appliquer la loi ?

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Pourquoi ? Vous avez peur du peuple ?

Je n’ai pas peur du peuple. Le recours au référendum quand il précède une décision est positif. Vous aurez un problème : le Gouvernement veut organiser le référendum sur la base de la Loire-Atlantique. Moi je suis de Vendée, je ne pourrais pas voter.

Vous voulez l’étendre ?

A un projet qui concerne la Bretagne et les Pays-de-la-Loire. La fondation Nicolas Hulot disait hier qu’elle ne reconnaitrait ce référendum sur cette base géographique.

On va peut-être faire un référendum sur le référendum.

Dans 6 mois, on sera près des présidentielles, il n’y aura pas d’évacuation de la ZAD.

Le président du groupe LR prendra-t-il la responsabilité de faire échouer la révision constitutionnelle ?

On a annoncé avec Gérard Larcher : oui pour la déchéance, non pour l’apatridie.

On a traficoté ce texte qui ne ressemble plus à rien. […] on ne veut pas bricoler la Constitution.

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