Laurent Wauquiez qui, au lendemain des attentats de vendredi, s'est déclaré pour l'ouverture de centres d’internement anti-terroristes, était, ce matin, l'invité de Léa Salamé.

Secrétaire général 'Les Républicains", député de Haute-Loire, Laurent Wauquiez qui, au lendemain des attentats de vendredi, s'est déclaré pour l'ouverture de centres d’internement anti-terroristes, était, ce matin, l'invité de Léa Salamé

François Hollande a-t-il été à la hauteur ?

Ce qui manquait c’était des propositions concrètes et rapides.

Ce que les Français attendent ce n’est pas seulement un changement de constitution.

Ma crainte c’est que pour l’instant on s’arrête à mi-chemin.

La proposition de François Hollande, allez-vous la voter ?

La réponse est dans la question. Le changement de la Constitution en tant que telle n’apporte rien.

Le président dit que l’article 16 et l’article 36 ne sont plus adaptés. Il manque le mot « d’Etat d’urgence », c’était une proposition d’Edouard Balladur.

Mais qu’est-ce que ça permettra ? Est-ce que ça permettra le contrôle de la construction de mosquées salafistes ?

Je suis maire aujourd’hui, si vous avez une mosquée salafiste qui doit être construite sur votre territoire vous n’avez pas les moyens de l’en empêcher.

La question majeure ce sont ces milliers de Français sous fiche S. Le cœur de la question est : seront-ils dans la Constitution ?

La Constitution est un texte abstrait ! Vous ne voterez pas le changement constitutionnel si les fiches S ne sont pas dedans ?

Pas du tout mais il faut les outils pour agir. Merah était fiché. On a à faire à des milliers d’individus qui passent à travers les mailles du filet. Ce que je demande c’est qu’on agisse en amont, en les plaçant en centre de rétention administrative avant le passage à l’acte.

Aujourd’hui il y a 11 500 fiches S.

Dont la moitié pour radicalisme.Ce que je souhaite, c’est que lorsqu’une personne se rapproche des milieux radicaux, on puisse agir rapidement.

Ce n’est pas que ça les fiches S !

Ce choix politique, je l’assume. Est-ce que vous prenez ce risque ? Ismaïl Mostefaïétait fiché depuis 2010. S’il avait été mis en centre de rétention administrative il aurait sans doute été neutralisé.

Bernard Squarcini dit « on est complétement à côté de la plaque à propos des fiches S. Quand on fait une fiche S c’est qu’on a aucune preuve ».

Est-ce que vous voulez encore prendre ce risque ?

On n’est plus dans l’Etat de droit où il faut un jugement pour être enfermé.

Vous recevez tout à l’heure Manuel Valls. Est-il prêt à mettre cela dans la Constitution ?

Sur cette question majeure, on nous dit : nous allons consulter le Conseil d’Etat.

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