L’ambiguïté de vos deux personnages est intéressante.

C’est un connard, oui sûrement. Il veut la maman et la putain, il veut tout en même temps.

Est-ce que c’est un film de gonzesse ?

Tout le film est tourné à travers le regard d’une femme. C’est un compliment. Je pense que les hommes se reconnaissent dans ce personnage et ont un peu honte d’eux.

Vous aimez des rôles au bord du dérapage ?

On cherche tous des personnages qui ont des failles.

Depuis Rio quel regard vous avez sur la crise identitaire ?

Je suis quand même Parisien, Français et fier de l’être. On a des cadavres dans le placard.

Quels sont nos cadavres ?

Le colonialisme. […] Il faut s’excuser quand il y a eu des conneries. 31% des Français prêts à voter pour Marine Le Pen. Ça fait peur ? Je ne pense pas que tous les gens qui votent FN sont des racistes. DSK est le seul politique en qui j’avais confiance.

On ne juge pas un politique sur sa sexualité. [ …] Je trouve que c’est un homme qui, quand il parlait d’économie, était facile à comprendre. Quand il parle des migrants et de la Grèce c’est le seul qui dit des choses intelligentes.

Le crédit pour les films tournés en langue étrangères est étendu. Besson a eu raison de mettre la pression.

Je pense que ce n’est pas la seule solution . […] On a des opérateurs qui pillent le contenu littéraire ou du cinéma. On ne peut le vider sans investir.

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