Député Les Républicains des Yvelines, l'ancienne plume de Nicolas Sarkozy était l'invité de Léa Salamé. Il est notamment revenu sur les mesures à prendre contre le terrorisme et l'emploi du mot "karcher " par Nicolas Sarkozy.

Léa Salamé : François Hollande est en déplacement à la Courneuve : est-ce le signe que la campagne présidentielle est-elle lancée ?

"Je crains que beaucoup de gens ne pensent qu’à ça. Avec les primaires, on a encore rétréci le temps. On a fait le quinquennat qui était une folie : plus le monde va vite plus il faut que le temps politique soit long."

Bientôt les dix ans de la phrase qui a marqué le style Sarkozy : "le karcher ". C’est toujours son style ?

"Il faut se rappeler du contexte : le jour de la fête des pères, un enfant lave une voiture, deux bandes s’affrontent. Il se prend une balle. La réalité est que la vie, dans certains quartiers, est invivable."

Arrêtons nous sur une phrase plus récente : "les banlieues doivent arrêter de culpabiliser la France " ? Vous la comprenez ?

"Je pense que c’est un vrai sujet. On ne doit pas opposer sans arrêt les banlieues, les territoires ruraux. On dit souvent que la France vit au-dessus de ses moyens, en fait elle vit en-dessous de ses moyens. C’est un immense gâchis de forces vives."

Deux mois après l’attentat du Thalys, un projet de loi qui durcit les contrôles dans les trains arrivent à l’Assemblée nationale. Cette mesure irait-elle dans le bon sens ?

"Il faut tout faire pour empêcher les fous de commettre des actes irréparables. C’est déjà infernal de prendre l’avion, ça va devenir difficile de prendre le train. Est-ce que ce sont les meilleures mesures pour empêcher le terrorisme ? Il faut qu’on sache s’arrêter aussi. Nous voyons bien que la sphère de l’intimité se réduit chaque jour. On peut se demander si on ne va pas trop loin dans l’étouffement de la liberté humaine. A cet égard, je préfèrerais qu’on s’interroge d’abord sur comment supprimer l’Etat Islamique."

Le ministre de la défense s’apprête à faire campagne en Bretagne alors que la France est engagée dans le combat contre Daech. Y voyez-vous un problème ?

"Si les gens trouvent que c’est un problème et n’en veulent pas ils voteront contre lui. Le président devrait-il alors démissionner un an avant la campagne présidentielle ? Nous avons un ministre de la défense avec qui je ne suis pas toujours d’accord mais qui est un bon ministre, c’est une personne sérieuse."

Marine Le Pen sur le plateau des Paroles et des Actes … Xavier Bertrand est en colère. Vous comprenez ?

"C’est l’énervement de toutes les campagnes. On lui offre une surface médiatique qu’on n’offre pas à tout le monde. Les temps de paroles sont conventionnels. On compare souvent des choses qui ne sont pas comparables."

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