Tête de liste PS dans la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Pierre de Saintignon est revenu notamment sur la proposition de Jean Christophe Cambadélis de saisir le CSA pour faire annuler la venue de Marine Le Pen sur France 2.

Léa Salamé : Nous avons finalement appris que vous étiez invité dans DDPA. Vous irez ?

Pierre de Saintignon : "Je répondrai dans la matinée. J’ai compris qu’on aurait chacun 10 minutes pour répondre à deux heures d’émission. Je me suis concentré sur votre invitation. Je préférais être complètement disponible pour parler de ma région."

Avec toute cette agitation, on pourrait penser que vous avez tous peur de Marine Le Pen. C’est le cas ?

"Je n’ai absolument pas peur d’elle. Je trouve simplement anormal qu’à quelques semaines des élections une candidate soit invitée deux heures à ce moment précis."

Politiquement, est-ce que ce n’est pas contre-productif cette agitation ?

"Monsieur Bertrand et madame Le Pen étaient marqués à 4h30 de temps de paroles. L’élection régionale, c’est d’abord parler des gens. Je suis venue pour ça ce matin."

Quand on voit que vous êtes face à deux mastodontes, est-ce que vous ne vous dites pas, "ce serait bien qu’Aubry s’y colle" ?

"Non. Je suis un élu de terrain. Souvent on voit une phrase choc pour les reprises à la télé. Moi j’aimerais que les phrases des élus de terrain soient reprises. J’aimerais qu’il y ait un buzz national là-dessus. C’est ça la vraie vie. "

La région est à gauche depuis 30 ans. Vous avez un bilan : le plus grand nombre de chômeurs seniors depuis la France. Vous allez aussi leur opposer ce bilan ?

"Ma région est très fière. Elle a tout donné à la France. L’industrie de la région c’est la richesse de la France. Toutes les grandes lois sociales sont nées dans la région Nord-Pas-de-Calais. C’est vrai que nous avons un taux de chômage plus élevé que la moyenne, mais nous avons non seulement stabilisé notre région mais nous sommes aussi dans notre renaissance. Savez-vous que nous sommes premiers dans l’automobile, le ferroviaire, la pêche ?"

Pourquoi, alors, les chômeurs ?

"Car cette région a souffert de la fin de la mine, de la métallurgie, du textile. Nous sommes premiers par an dans la création d’entreprises en France. Est-ce que vous savez que plus de 10 000 sont entrés dans une entreprise privée dans un contrat dur ?"

Est-ce que vous allez demander à Manuel Valls de vous soutenir ?

"Les habitants savent ce qu’on a fait dans les usines, dans les trains, dans les écoles. "

Vous dites " ras-le-bol de Valls " ?

"Non ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dis. Je ne suis pas dans l’injure"

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