Christian Estrosi vole au secours du Festival d'Avignon. Il s'est dit prêt à se substituer à la ville qui a revu à la baisse le montant des subventions accordées cette année. Le directeur du Festival qui l'a rencontré mercredi est l'invité de Léa Salamé.

Le festival de Avignon doit-il sa survie à Christian Estrosi? On ne peut pas dire ça.

Il vous a donné 50 000 euros de subventions. Ça vous a étonné ? Non. A gauche ou à droite on peut s'intéresser à la culture. Le festival d'Avignon, c'est 2 ou 3 millions de retombées par jour. On ne subventionne pas que les spectacles mais les tarifs baissés pour les jeunes. On subventionne le spectateur et surtout en le spectateur populaire.

Hier soir un accord a été trouvé avec les intermittents du spectacle sur l'assurance chômage. C'est un bon accord ? Je le crois. Ça fait 15 ans qu'on se bat sur cet accord (...). Il restait un chiffrage.

C'est justement la une du Figaro qui s'en prend au régime des intermittents qui coûterait 1 milliard d'euros à l'assurance chômage! Assez de ces boucles puantes! Ce chiffre a été calculé sans les recettes ! C'est scandaleux. L'accord est bon et équitable.

Que répondez-vous à ceux qui disent que c'est un régime de privilégiés ? A Avignon, c'est quoi votre pétrole ? C'est la culture. A Avignon une personne sur quatre vit du festival. Ils rapportent beaucoup en France.

Phèdre a été annulé hier au théâtre de l'Odéon à Paris alors que des intermittents occupants encore le théâtre. Si vous etiez encore directeur du théatre vous l'auriez annulé ? (...) Les violences policières sont inacceptables.

Quel est le bilan de la culture sous François Hollande ? Les budgets de la culture n'ont jamais augmenté. (...) Les marges artistiques ont toujours baissé. Sur le plan symbolique on a envie d'entendre que la culture est importante. Je l'entends plus dans la bouche et manuel Valls.

Nuit debout vous y êtes allé ? On ne les entend pas trop les milieux artistiques. Oui discrètement. (...) cette jeunesse est belle.

Romain goupil a dénoncé dans Libération un mouvement dangereux car manipulé. C'est le propre de ce genre de mouvement (...) mais il y a quelque chose qui se passe. (...) Je ne pense que que ce soit un mouvement de contestation mais de questionnement.

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.