Faut-il interrompre la construction du barrage hydraulique à Sivens dans le Tarn ? La secrétaire nationale d'Europe Ecologie Les Verts est l'invitée de Marion L'Hour.

Retour sur le projet

Le projet de barrage de Sivens
Le projet de barrage de Sivens © Idé

En 2001, un rapport de la CACG (Compagnie d'Aménagement des Coteaux de Gascogne) recommande la construction d'une retenue d'eau sur la rivière du Tescou à Lisle-sur-Tarn, à une cinquantaine de kilomètres de Toulouse. Le barrage une fois construit ferait 304 mètres de large, 12 mètres de hauteur et 2 kilomètres de long.

Il n'a pas pour objectif de produire de l'électricité, mais de constituer une réserve d'eau pour les agriculteurs du département.

Pourquoi tant d'opposition ?

On sait que la construction de barrage entraînerait la destruction d'une zone humide de treize hectares où sont présentes 94 espèces protégées . Le Conseil scientifique régional du patrimoine naturel ainsi que le Conseil national de la protection de la nature ont rendu un avis négatif sur le projet .

Un rapport d'experts commandé par le ministère de l'Écologie confirme les allégations des opposants au barrage :il dénonce des "besoins surestimés", une étude d'impact "de qualité moyenne" et un "financement fragile" . Le rapport pointe également le surdimensionnement du barrage par rapport aux besoins de la région. Cependant, le rapport note aussi qu'il serait difficile d'arrêter le chantier, "compte tenu de l'état d'avancement des travaux et des engagements locaux et régionaux pris avec la profession agricole".

Depuis l'automne 2013, les opposants au barrage ont décidé d'occuper le site. Dans la nuit du 25 au 26 octobre, un manifestant, Rémi Fraisse, a été retrouvé mort sur le site de Sivens, vraissemblabement victime d'une explosion.

►►► ALLER PLUS LOIN | Henri Dardé et le barrage de Sivens : le dernier combat d'un paysan voyageur

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