L'actrice est à l'affiche de Good Luck Algeria qui sort ce mercredi. Elle est l'invitée de Léa Salamé.

"Good luck Algeria", enfin un film pas misérabiliste sur la double culture.

C'est aussi un film sur la transmission, le rapport au père.

Le héros est considéré comme un Arabe en France et un Français en Algérie.

Ce n'est pas un film qui se veut donneur de leçon. C'est tiré d'une histoire vraie.

Vous qui êtes binationale, vous connaissez ce sentiment de parfois ne vous sentir chez vous nulle part ?

Je me sens plus chez moi en France qu'en Italie. Ma mère me dit que je suis plus Italienne que Française.

Le débat sur la déchéance de nationalité vous en pensez quoi ?

On demande des questions complexes à des gens qui ne maîtrisent rien. Je ne voudrais pas répondre une connerie. Je ne suis pas sûre d'avoir assez de recul. Ce n'est pas quelque chose qui me rende très sereine.

Il y a du "c'était mieux avant" ?

La nostalgie, avec moi, vous enfoncez une porte ouverte mais ça ne veut pas dire que je suis passéiste. Quand on voit qu'un tweet devient une information je suis atterrée.On dit que les hommes politiques ne sont plus respectés mais c'est eux qui ne respectent plus la fonction publique.Mon père me disait "Les Français vous êtes tellement bavards", s'il voyait ce qui se passe avec Twitter....Je suis débile quand je vois les photos d'aéroport avec Hitchcock qui descend d'avion, je suis en transe.

Vous avez envie qu'un réalisateur vous "secoue". Vous dites "J'aimerais qu'on me fasse exploser".

Quand je reçois des choses c'est souvent des personnes tourmentées.

Les questions systématiques sur vos parents ça vous plaît ou ça vous agace ?

Ça dépend de plein de choses. Les deux fois fois où l'on ne m'a pas posé de questions sur eux je me suis demandé si c'était normal.

Chiara Mastroianni
Chiara Mastroianni © Radio France / Wiki Commons - 2011 / Georges Biard
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