Journaliste, auteur deFrançois Mitterrand, Journée particulière chez Flammarion, est l'invitée de Léa Salamé

laure Adler 2
laure Adler 2 © wikipedia

Qu’est-ce que ce livre nous apprend de plus, il y a eu 500 livres sur Mitterrand ?

« Ce que je sais c’est que j’ai essayé de […] le prendre comme fil conducteur de notre XXe siècle. […] C’est un jeune homme très ambitieux qui aura un rapport très troublant de la Nation, avec la France, corporellement, presque sensuellement. »

On découvre qu’en 1990 Mitterrand a failli démissionner.

« A travers l’enquête […] j’avais appris queMitterrand avait voulu donner sa démission. Je pensais que c’était à cause de ses problèmes de santé, et bien justement son médecin dit que [Mitterrand] lui a demandé de rédiger un bulletin de santé mauvais alors qu’il allait très bien. »

Vous avez compris pourquoi il voulait démissionner ?

« Danielle était partie, ça n’allait pas avec sa fille […] C’était aussi un homme. […] On croit que les hommes politiques ne doutent jamais. C’est faux. Je crois que dans l’histoire de Mitterrand c’est le doute qui le fait avancer. »

« Sa parole nous manque […] La manière dont un Président non normal conduisait ce pays et nous montrait des directions nous manque […] »

Il était de gauche ?Michel Winock disait « le politique prime sur l’idéologie ».

« Il vient de la droite. […] Il s’est positionné à gauche parce qu’il pensait que c’était le seul espace possible du pouvoir puis il l’a incorporé petit à petit »

Il ferait aujourd’hui une social-démocratie ?

« Je pense que c’est lui qui l’a initiée depuis ce fameux tournant économique de 1983. »

Après moi il n’y aura que des comptables ? Est-ce que vous diriez que François Mitterrand était le dernier Président qui aimait la culture ?

« Je pense que François Hollande ne correspond pas aux clichés qui lui sont assenés . […] Je pense que Hollande pourrait plus lire, plus aller au théâtre. Faut pas forcément « se taper des spectacles ». »

25 ans après diriez-vous qu’il est un grand homme ?

« Dans le récit national, il y a d’abord De Gaulle et ensuite Mitterrand , et ça Mitterrand le savait. »

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