Des flèches contre la déforestation. Dans l’état du Rondônia, dans l’ouest de l’Amazonie brésilienne, la couverture forestière a diminué de 50% au cours des dernières décennies, pour laisser place à des centaines de kilomètres de pâturages barbelés d’un élevage destiné à l’exportation.

Un membre de la tribu Uru Eu Wau Wau couvre son visage dans la réserve de la tribu en Amazonie, au sud de Porto Velho, le 29 août 2019. La tribu s'est engagée à lutter à mort contre les invasions de terres.
Un membre de la tribu Uru Eu Wau Wau couvre son visage dans la réserve de la tribu en Amazonie, au sud de Porto Velho, le 29 août 2019. La tribu s'est engagée à lutter à mort contre les invasions de terres. © AFP / Carl de Souza

Les rares zones encore vertes sont les forêts protégées qui correspondent aux « réserves indigènes » comme celle des Uru Eu Wau Wau, peuple dont le « premier contact » avec le monde extérieur ne date que de 1981, et qui a failli disparaître, décimé par les attaques et les maladies.

A l'entrée de la réserve où vivent les Uru Ew Wau Wau, le panneau a été criblé de balles
A l'entrée de la réserve où vivent les Uru Ew Wau Wau, le panneau a été criblé de balles © Radio France / Giv Anquetil

Aujourd’hui ils sont 120, répartis en six villages aux abords immédiats de la gigantesque réserve de près de 2 millions d’hectares sur laquelle ils veillent. Et s’ils comprennent très bien les enjeux climatiques globaux liés à la déforestation de l’Amazonie, pour eux le problème est beaucoup plus immédiat : le panneau à l’entrée de leur territoire a été criblé de balles.

Alors ils ne cessent de patrouiller, avec leurs seuls arcs et flèches, pour prévenir les assauts incessants de ceux qui veulent accaparer leurs terres. 

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