De retour à Tokyo pour une nouvel étape du Tour du Monde d'avant. Balade à Tokyo avec celles et ceux qui sont vent debout contre le nucléaire, et qui n’hésitent pas à interpeller leur société mégaphone à la main - quitte à manifester tout seuls.

Manifestation contre les JO, le Premier ministre Shinzo Abe et l'énergie nucléaire, à proximité du "J-Village" qui devait accueillir le départ du relais de la flamme olympique à Naraha, préfecture de Fukushima.
Manifestation contre les JO, le Premier ministre Shinzo Abe et l'énergie nucléaire, à proximité du "J-Village" qui devait accueillir le départ du relais de la flamme olympique à Naraha, préfecture de Fukushima. © AFP

Cet été, le Japon commémore un événement fondateur de son histoire contemporaine : le 75è anniversaire des bombardements Étasuniens sur Hiroshima et Nagasaki le 6 et 9 août 1945. Mais si cette page de la mémoire nippone n'est plus refoulée, cette blessure a été ravivée en 2011 avec la catastrophe nucléaire de Fukushima.

A nouveau le pays était confronté à cette menace invisible avec son cortège de confinement, de contamination et de zone interdite. A nouveau une partie de la population a été déracinée de sa terre pour être reléguée dans les marges et les préjugés. Mais dans les marges, des voix s'élèvent :

Des grands-mères rescapées de la Bombe A qui chantent pour les nouveaux réfugiés nucléaires de Fukushima, à la famille Kamoshita, réfugiés de la zone contaminée qui ont été jusqu’à interpeller le Pape François sur le sort des victimes oubliées de la catastrophe. 

D’Arakabu-san qui, parti volontaire pour décontaminer l’enceinte du réacteur, se bat aujourd’hui pour faire reconnaître par les tribunaux la responsabilité des autorités dans sa leucémie, à Takashi Migita qui, pour tenir la promesse faite à sa mère, rescapée du bombardement de Hiroshima, harangue tout seul la Diète de Tokyo avec sa guitare et son micro, contre les visées militaristes du gouvernement. 

En passant par Mako er Ken Oshidori, chansonniers devenus experts en sécurité nucléaires : rencontre avec des japonais un peu donquichottesques qui forcent le respect.

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