Dans son Tour du Monde d'avant, Giv Anquetil s'est arrêté à Fukushima. Et quand les autorités japonaises nous enjoignent de croire que la situation dans la zone contaminée par la catastrophe nucléaire de 2011 revient à la normale, Giv ne peut pas s’empêcher d'entendre "retour à l'anormal".

Japon- Fukushima, 9 ans après, retour à l’anormal (vivre avec la radioactivité)
Japon- Fukushima, 9 ans après, retour à l’anormal (vivre avec la radioactivité) © Radio France / Giv Anquetil

Autour de la centrale de Fukushima Daiichi, les routes traversant l’ancienne zone d’évacuation sont rouvertes les unes après les autres, et des villages autrefois condamnés sont déclarés vivables par les autorités - soucieuses d’un retour à la normale. Les travaux dureront plus de 40 ans mais la société Tepco garantit que tout est fait pour que la zone soit "revitalisée". 

Tepco a ouvert un musée vantant ses efforts de décontamination
Tepco a ouvert un musée vantant ses efforts de décontamination © Radio France / Giv Anquetil

Sauf que les villages comme Iitate, où nous allons avec la sociologue Cécile Asanuma-Brice (CNRS Tokyo), restent désespérément vides. 

Seuls 20% des habitants reviennent, tel Ito-san, vaillant retraité qui se dit trop vieux pour craindre les radiations et qui arpente la campagne environnante pour documenter les niveaux de radioactivité. 

Ito-San montre les résultats de ses mesures de la radioactivité dans les campagnes autour de la centrale
Ito-San montre les résultats de ses mesures de la radioactivité dans les campagnes autour de la centrale © Radio France / Giv Anquetil

Car si la terre des champs et autour des maisons est méthodiquement grattée (des 5 premiers centimètres contaminés) pour être stockée un peu partout dans le paysage dans des piles de sacs noirs, la nature de ces montagnes verdoyantes est toujours hautement radioactive.

Partout dans la campagne, des sacs de terre contaminée
Partout dans la campagne, des sacs de terre contaminée © Radio France / Giv Anquetil
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