Frédéric Mitterrand reçoit Clovis Cornillac pour les représentations de «La Contrebasse», de Patrick Süskind, mise-en-scène de Daniel Bedoin, au Théâtre de Paris depuis le 16 janvier. La contrebasse révèle la face cachée de la vie d’artiste. Une vie faite de hauts et de bas qu’il faut savoir maîtriser. C’est une véritable introspection que l’histoire de ce musicien solitaire. C’est aujourd’hui Clovis Cornillac qui relève le défi de jouer, seul, cette pièce, et succède ainsi à Jacques Villeret.

Clovis Cornillac dans La Contrebasse
Clovis Cornillac dans La Contrebasse © radio-france / Bernard Richebé

« De l’amour à la haine il y a ma contrebasse… L’instrument n’est pas précisément maniable. Une contrebasse, c’est plutôt, comment dire, un embarras qu’un instrument. Vous ne pouvez guère la porter, il faut la traîner, et si vous la faites tomber, elle est cassée. Dans un appartement, elle se trouve sans cesse sur votre chemin. Elle est plantée là… avec un air si bête, vous voyez… mais pas comme un piano. Un piano, vous pouvez le fermer et le laisser là où il est. Elle, non. Elle est toujours plantée là… tout est de sa faute, je l’aime tellement. Je suis un fonctionnaire de 35 ans, mais pas n’importe lequel, je suis contrebassiste à l’orchestre national, amoureux transparent d’une soprano et inconditionnel de Schubert. »

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