Frédéric Mitterrand reçoit Serge Moati à l'occasion de la parution de son récit autobiographique «Le vieil orphelin», aux éditions Flammarion.

« Papa m’avait dit : “Si tu ne sais pas, invente !” Je t’ai écouté, papa, j’ai beaucoup inventé ! J’ai été un sacré menteur. Il fallait que je vous survive, à maman et à toi, alors je me suis débrouillé à ma façon… Et mon visage me ressemble. Il est devenu le mien, rien que le mien. Celui d’un “vieil orphelin”, c’est vrai, mais aussi celui d’un homme en marche qui filme et écrit, encore et toujours. Alors, bon vent, les morts. Et vive la vie des vivants ! »

Serge Moati, le « vieil orphelin », ne sait pas si c’est vraiment une chance d’avoir « perdu » son père et sa mère lorsqu’il avait onze ans. Ce qu’il sait, c’est qu’on a toujours l’âge de cette perte, cruelle, mais fondatrice. Absents toujours présents. Serge se souvient : une vie mouvementée, souvent drolatique et hasardeuse. Une vie remuée. Une vie pourtant.

Serge Moati
Serge Moati © Reuters
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