Frédéric Mitterrand reçoit Werner Spies pour la carte blanche qui lui est confiée au Musée de l'Orangerie, «Les archives du rêve, dessins du Musée d'Orsay», du 26 mars au 30 juin 2014 .

 William Degouve de Nuncques, Nocturne au parc Royal de Bruxelles : croisements d’allées, 1897
William Degouve de Nuncques, Nocturne au parc Royal de Bruxelles : croisements d’allées, 1897 © RMN-Grand Palais (musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski

Le musée d'Orsay est riche d'une collection de près de 80 000 dessins, dont plus de 19 000 dessins d'arts décoratifs et d'architecture, auxquels s'ajoutent plus de 700 pastels. Fragiles à la lumière, les dessins sont peu exposés. Ils sont conservés pour leur majorité au département des arts graphiques du Louvre, rangés par format et par école avec les oeuvres des siècles précédents. Consultables par le public dans une salle de lecture silencieuse située au coeur des réserves, ils forment des archives méticuleusement classées dont nul ne pourra sans doute jamais épuiser les secrets. Mais ces oeuvres toujours vivantes s'échappent de l'histoire pour entrer dans le rêve. A l'origine des autres arts qu'il réunit, le dessin est au plus près de la création : le geste de l'artiste n'est pas encore figé. Repentirs, reprises, ratures, variations et variantes au fil de feuilles d'études et de carnets, ce sont les traces de l'acte de création lui-même. A côté de ces milliers de pages préparatoires, de "belles feuilles" trouvent leur achèvement en elles-mêmes. Qu'il soit esquisse ou oeuvre finie, le dessin porte toujours la trace intime de la main qui les a tracés et colorés. Ne nécessitant que peu d'outils et un support aisément maniables, le dessin est le terrain idéal des libertés plastiques, des expérimentations graphiques. Le journal intime de l'artiste, où se côtoient autoportraits, notations du quotidien et de fragments du monde, visions fantastiques et oniriques, peut s'y écrire.La sélection d'environ 200 dessins ne se voudra pas représentative de la collection, trop complexe pour être montrée en une seule exposition. Elle développera l'oxymore et le paradoxe des "archives du rêve" à travers le regard exigeant et original de Werner Spies qui fut l'ami des plus grands dessinateurs du XXe siècle, Ernst et Picasso.

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Les archives du rêve, dessins du musée d'Orsay : carte blanche à Werner Spies

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