En 2017, les équipes de France de handball masculine et féminine ont été sacrées championnes du monde. Cette année, les garçons finissent troisième de l’euro et Montpellier gagne la ligue des Champions. Retour sur la très belle année du handball français avec Yann Hildwein, journaliste à « L’Equipe ».

« On vit un véritable âge d’or »  

Depuis les années 1980, le handball français s’est renouvelé en se professionnalisant et en devenant un sport très prolifique. A partir du premier titre mondial de l’équipe de France masculine en 1995, les équipes nationales comme les clubs ne cessent d’obtenir des titres et de former des joueurs toujours aussi performants.

La fédération française de handball compte en 2017, 549 295 licenciés alors que la barre des 300 000 était franchie en 2001. Comment expliquer un tel succès qui n’a pas l’air prêt de s’arrêter avec la montée en puissance de l’équipe nationale féminine, récemment sacrée championne du monde pour la deuxième fois de son histoire ?

« La culture du handball, c’est un sport scolaire »,

Yann Hildwein dresse le portrait d’un handball français qui n’a qu’un objectif : la victoire. N’oubliant pas de rappeler l’origine scolaire du handball, il précise quand même que l’arrivée de grosses fortunes dans les championnats masculin et féminin ont permis de rendre le championnat plus attractif.

Le journaliste et auteur de L'épopée du handball français. Des Bronzés aux Experts (Mareuil Editions, 2017) n’oublie pas de rappeler le travail essentiel de la Fédération de handball, qui a su organiser et développer le handball en France en s’accaparant des grands gabarits potentiellement intéressés par le volley ou le basket. Le réservoir français de joueurs très performants est la conséquence de l’investissement de la fédération et de la stabilité qu’elle a instauré, en reconduisant pendant 15 ou 20 ans les mêmes équipes dirigeantes et les mêmes sélectionneurs.

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