Le 26 mai dernier, les élections européennes, qui se sont tenues dans les 28 états membres de l'Union européenne, ont rendu leur verdict. Percée des écologistes, confirmation des partis nationalistes et eurosceptiques, recul des partis traditionnels... La journaliste Marion van Renterghem revient sur ces élections.

Un huissier de justice porte un drapeau européen à la veille de la session inaugurale du Parlement européen après les élections européennes.
Un huissier de justice porte un drapeau européen à la veille de la session inaugurale du Parlement européen après les élections européennes. © AFP / FREDERICK FLORIN

Marion Van Renterghem, ex-grand reporter au Monde, est l'auteure de Mon Europe, je t’aime moi non plus aux éditions Stock. Dans cet essai, elle retrace la montée en puissance des idées nationalistes et eurosceptiques depuis 1989. Les élections de 2019, inédites en de nombreux points, confirment ses propos.

Ce scrutin a d’abord été exceptionnel par sa faible abstention. En effet, la participation moyenne aux européennes de mai dernier a été de 51%, du jamais vu depuis 1994. 

Principal enseignement : les deux grands groupes politiques européens traditionnels, le PPE (Parti Populaire européen) à droite et le S&D (les socialistes et démocrates) à gauche, ne pèsent plus que 43,8% dans le Parlement fraîchement élu, contre 54,9% en 2014. 

Ce qui a marqué ces élections, c’est aussi la percée des Verts, qui ont obtenu 10% des sièges au Parlement, et fait un score de 20,5% en Allemagne. Les jeunes, surtout en Europe du Nord-Ouest, ont massivement voté pour des listes écologistes.

Ces éléments, si on les réunit, rendent plus difficile la distinction d'une majorité claire au Parlement européen. Cela s'est d'ailleurs observé à l'occasion de la nomination poussive de l'Allemande Ursula von der Leyen, à la tête de la Commission européenne.

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