Nous sommes à plus d’un an des élections, mais les démocrates ont déjà entamé le processus pour choisir leur candidat à la présidentielle de 2020. Celui, ou celle, qui sera chargé d’empêcher Donald Trump de rempiler pour un second mandat.

L’âne démocrate et l'éléphant républicain, élections aux États-Unis
L’âne démocrate et l'éléphant républicain, élections aux États-Unis © Getty / hakule

À peine lancée, cette primaire est d’ores et déjà historique

Vingt candidats s’affrontent. Du jamais vu. Beaucoup trop de monde pour organiser un débat audible à la télévision. 

Comme lors du premier débat organisé fin juin, deux groupes de dix ont été tirés au sort : les uns s’affrontant mardi sur CNN, et les autres, dont le favori des sondages Joe Biden, mercredi, toujours sur CNN

"Une belle pagaille" relevait The New York Times, un brin moqueur : 

Ce spectacle de quatre heures en tout ressemblait plutôt à une étape éliminatoire digne d’une téléréalité.

Ce qui se joue dans cette primaire, c’est l’âme du parti selon la presse américaine

C’est une réelle bataille idéologique qui s’est déroulée cette semaine. Mardi, on a vu une différence claire entre les deux principaux représentants de l’aile gauche : Bernie Sanders et Elizabeth Warren, et leurs concurrents plus modérés. 

Aux propositions radicales sur la lutte contre le réchauffement climatique, les dettes étudiantes et la couverture de santé, que Sanders et Warren souhaiteraient rendre universelle, les centristes ont répondu : "trop coûteux", "trop risqué vis-à-vis de l’électorat de la classe moyenne". Voire : "carrément utopique". 

En clair, selon The New York Times, pour tenter de battre Trump l’année prochaine, le parti démocrate fait face à un dilemme  : soit “essayer de convaincre les électeurs indécis, soit, comme le voudraient Mme Warren et M. Sanders, chercher à mobiliser le cœur de l’électorat démocrate en proposant un candidat progressiste avec un programme audacieux.”

Se pose aussi la question de l’héritage de la présidence Obama, symbolisé par son vice-président de l’époque Joe Biden

Comme attendu Joe Biden a été attaqué de toutes parts mercredi. C’est ce que souligne le Washington Post. On lui a par exemple rappelé les quelque 800 000 migrants expulsés au cours des deux premières années de l’administration Obama. Concernant ce sujet, Biden a assuré qu’il ne mènerait pas la même politique d’expulsions s’il venait à être élu. Il a aussi été ouvertement critiqué pour son soutien à toutes les lois pénales depuis les années 1970, des textes responsables de l’incarcération de millions d’Américains. Pour le magazine The Atlantic, Biden s’est bien défendu. Il est passé "en mode attaquant"

L’ancien sénateur a montré mercredi qu’il s’était enfin rendu compte qu’il allait devoir commencer par débattre avec son propre parti avant de pouvoir affronter Trump. 

Prochain débat mi-septembre avec huit qualifiés pour l’heure. Huit candidats à avoir rempli les critères stricts, à savoir obtenir 2 % des intentions de vote dans au moins 4 sondages et recevoir des dons de 130 000 personnes différentes. 

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