Ingrid Therwath de Courrier International sélectionne pour France Inter des articles qui font la Une de l’autre côté de la planète. Ce matin, elle nous parle d’anti-racisme. Une thématique nécessaire, car les débats qui ont lieu à ce sujet aux États-Unis ont pris une ampleur mondiale.

Des poings levés contre le racisme.
Des poings levés contre le racisme. © Getty / smartboy10

La mort de George Floyd aux Etats-Unis a lancé ou relancé de grands mouvements anti-racistes aux quatre coins du monde, de Düsseldorf à Jakarta. C’est ce que souligne le quotidien britannique The Financial Times. En Australie, le hashtag #AboriginalLivesMatter (“#LesVies AborigènesComptent”) est né pour dénoncer la discrimination institutionnelle dont sont victimes les Aborigènes. En Pologne, on s’insurge contre l’utilisation du terme très utilisé de “Murzyn” (qui désigne les Africains et est l’équivalent de “nègre”).

Le Financial Times nous explique aussi que « le meurtre de George Floyd a également trouvé un écho particulier au Soudan, pays récemment marqué par le génocide orchestré par l’élite majoritairement arabe à l’encontre des populations noires, notamment au Darfour. »

Même si les États-Unis restent pour une bonne part du monde une référence morale et politique, il existe de nombreuses voix critiques sur ce nouvel élan anti-raciste mondial.

A retrouver à la Une du Courrier International de la semaine.

Qui est Li Ziqi, la vidéaste chinoise surnommée « la petite fée du pouvoir chinois » ?

Li Ziqi est – et c’est le titre de l’article que Courrier International publie cette semaine – « la petite fée du pouvoir chinois ». Cette youtubeuse de tout juste 30 ans a eu une enfance chaotique digne de Cendrillon, avec une belle-mère méchante dans la campagne chinoise. Aujourd’hui, elle réalise des vidéos de 8 à 12 minutes, très lentes et très belles, où on la voit réaliser des gestes ancestraux de paysans chinois. Plus de 25 millions de Chinois et 10,9 millions d’étrangers sont abonnés à sa chaîne YouTube. 

Mais peut-on vraiment parler de conte de fée ? Beaucoup de gens se posent la question, car les vidéos, que Li Ziqi affirme réaliser seule, semblent nécessiter des équipes entières et du matériel sophistiqué et très cher. D’ailleurs, Pékin, qui est très soucieux de son image à l’étranger et de son « soft power », avait sélectionné 100 influenceurs pour les mettre à l’honneur en 2018 - et Li Ziqi en faisait partie. En 2020, elle est ambassadrice des Jeunesses communistes chinoises, et la marque Li Ziqi serait évaluée à 300 millions de dollars. Un joli conte de fée… et de propagande !

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