L'État de Jammu-et-Cachemire, au nord de l'Inde, est placé sous la tutelle du gouvernement de Narendra Modi.

Le 1ere ministre indien Narendra Modi a rétrogradé le Jammu-et-Cachemire au rang de "territoire de l'Union", réalisant un objectif politique mais ravivant les tensions avec le Pakistan.
Le 1ere ministre indien Narendra Modi a rétrogradé le Jammu-et-Cachemire au rang de "territoire de l'Union", réalisant un objectif politique mais ravivant les tensions avec le Pakistan. © AFP / Prakash SINGH

Delphine Veaudor, journaliste pour Courrier International, a parcouru la presse du globe pour décrypter l'actualité de la semaine. Elle revient sur l'autonomie partielle du territoire qui aurait toujours fait partie de l'agenda du parti politique nationaliste, le Bharatiya Janata Party (BJP).

La suppression de l'article 370

La droite nationaliste hindoue est arrivée aux commandes du pays en 2014. Son objectif, selon Pratap Bhanu Mehta, analyste dans l'Indian Express, c'est l'abandon du fédéralisme que l'exécutif considère comme "un obstacle à un État fort et à une culture homogène".

L'opposition a obstrué le projet du Premier ministre, Narendra Modi, au cours de son premier mandat. Cette fois, son triomphe électoral lui a permis de rétrograder le Jammu-et-Cachemire au rang de "territoire de l'Union", excluant tout gouvernement régional.

Depuis 1950, l'article 370 de la Constitution accordait à cette région de l'Inde majoritairement musulmane une forme d'autonomie. Le journal Times of India affirme que c'était l'objectif du BJP depuis son accession au pouvoir.

Non à la médiation

Le 22 juillet dernier, à la Maison-Blanche, Donald Trump a reçu le Premier ministre pakistanais, Imran Khan. Il a proposé au Pakistan de jouer un rôle de médiateur sur le dossier du Cachemire. Ce territoire est revendiqué à la fois par l'Inde et le Pakistan depuis 72 ans. 

La décision de Delhi est une façon, pour le gouvernement hindou, d'asseoir sa souveraineté sur le territoire de Jammu-et-Cachemire. Pour le politologue Pratap Bhanu Mehta, cette décision de l'Inde ressemble à la Chine. Il s'agit de "remodeler les cultures".

Le navigateur oublié

Tupaia, est un navigateur tahitien que l'Histoire a complètement effacé. Sans lui, le célèbre explorateur James Cook n'aurait sans doute jamais atteint les côtes de la Nouvelle Zélande. Tupaia n'utilisait pas les instruments de navigation moderne. En revanche, il connaissait parfaitement les routes maritime, les vents et la navigation à l'aide des étoiles. 

De plus, il parlait la même langue que les Maoris. Ces derniers vivaient pourtant à des milliers de milles nautiques de Tahiti. C'est grâce à ce navigateur tahitien que les Européens ont commencé à comprendre qu'un seul et même peuple de navigateurs a probablement colonisé l'immensité du Pacifique il y a des milliers d'années. 

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