Sasha Mitchell de Courrier International décrypte pour nous l'actualité autour du globe. Cette semaine, en Chine, les autorités ont entrepris une vaste opération de collecte d’ADN au sein de la population…

C’est une enquête édifiante du New York Times que nous publions cette semaine. Selon le journal américain la police chinoise récupère actuellement des millions d’échantillons sanguins d’hommes à travers le pays.

Pourquoi seulement les garçons et les hommes ? Pour une raison toute simple, parce qu’ils sont les plus à même de commettre des crimes et des délits, à en croire les statistiques. C’est justement cette justification qui est donnée par la police chinoise : si elle a besoin d’une telle base de données, c’est simplement pour arrêter les délinquants.

Cette collecte d’ADN existait déjà en Chine, mais de manière limitée - elle était surtout réservée aux criminels et aux minorités réprimées comme les Ouïgours. La nouveauté, c’est donc que depuis plusieurs mois elle est généralisée à l’ensemble du pays. D’après un rapport australien consulté par The New York Times, les autorités se sont fixées pour objectif de collecter quelque 70 millions d’échantillons d’ADN soit 10 % de la population masculine chinoise. Mais par extension, ce ne sont pas moins de 700 millions de Chinois qui sont concernés car il n’est pas nécessaire pour les autorités d’avoir le profil génétique de tous les hommes, l’échantillon ADN d’une personne permettant de dévoiler l’identité génétique de tous ses proches de sexe masculin.

La création d’une telle base fait craindre le pire aux défenseurs des droits de l’homme. Pour eux, la génétique fournit au régime des pouvoirs sans précédent pour renforcer la surveillance de la population et pour traîner en justice les personnes qui leur déplaisent. La possibilité de s’appuyer sur le fichier ADN pourrait même amener à la fabrication de preuves de toutes pièces. C'est une crainte majeure.

Les clichés véhiculés sur le Portugal tendent à disparaître

Longtemps l’image d’un pays vieux, antique, arriéré, sur la pente descendante a collé à la peau des Portugais. Mais ces dernières années, les choses changent, se félicite le quotidien de la capitale, Jornal de Noticias.

Le pays enchaîne les succès. Sportifs d'une part, on se souvient du sacre à l’Euro 2016 de football face à la France, et culturels, aussi, avec une victoire à l’Eurovision en 2017. Et puis il y a la politique : le Portugal est dirigé depuis cinq ans par une improbable et à première vue précaire alliance de gauche, qui a pourtant réussi à redresser le pays dans le sillage de la crise économique. Il n’en fallait pas plus pour que la presse internationale crie à une renaissance miraculeuse. 

Mais d’ailleurs, peut-on continuer à parler de miracle, se demande le Jornal de Noticias ? Et si le visage innovant, progressiste, stable du Portugal était devenu la norme aux yeux des étrangers ? Sans doute, et le boom du tourisme à Porto et à Lisbonne n’y est pas pour rien. “L’image d’un beau pays peuplé de gens aimables qui parlent anglais et à la cuisine délicieuse s’est imposée”, poursuit le Jornal de Noticias. Mais il existe tout de même des bémols comme le sur-tourisme qui métamorphose les villes à vitesse grand V.

Des articles à retrouver dans l'Hebdo en kiosque, et sur le site de Courrier International.

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