Ce mercredi 24 juillet, le "hard brexiter" Boris Johnson devient le nouveau Premier Ministre du Royaume-Uni. À trois mois de l'échéance pour le Brexit, l'avenir du Royaume-Uni est-il moins incertain ? C'est la question d'Ingrid Therwath, qui revient ensuite sur la "Slackification" des familles américaines.

Boris Johnson en plein discours à la Chambre des communes ce 25 juillet 2019, en tant que 1er ministre
Boris Johnson en plein discours à la Chambre des communes ce 25 juillet 2019, en tant que 1er ministre © AFP / HO / AFP / PRU

Lundi 22 juillet 2019, Boris Johnson est élu nouveau leader du "parti majoritaire" des Conservateurs. Il est ensuite nommé Premier ministre par la reine. Pendant sa campagne, il se déclare partisan du "no-deal". Cela signifie que si aucun accord n'est conclu d'ici le 31 octobre, le Royaume-Uni quittera quand même l'Union Européenne

Une majorité fragile

L'élection de Boris Johnson n'est pas ancrée sur des bases solides. Il y a la fameuse question du "parti majoritaire". Pour garder leurs positions de tête, les Conservateurs ont scellé une alliance avec le DUP nord-irlandais (Parti unioniste démocrate). Cette alliance semble se désagréger. Dans le cas d'un "Brexit dur", la frontière entre les deux Irlande ne s'en verrait que renforcé. Or, il semble que Johnson n'ai pas vraiment le choix.

Les eurosceptiques veillent

Il y a un autre homme qui suit le dossier "Brexit", : le très populaire Nigel Farage. Il est fondateur de l'Ukip (le Parti pour l'indépendance du Royaume Uni) et désormais président du Parti du Brexit. Son parti europhobe, qui survole les sondages, a fini premier aux européennes. Il cherche désormais à s'impliquer dans les négociations entourant le départ de l'Union Européenne, ce qui inquiète les anti-Brexit. Le refus de Johnson de laisser Nigel Farage s'immiscer dans les pourparler autour du 31 octobre n'a pas plu à l'électorat. Cela se ressent d'autant plus dans les récents sondages sur la popularité de Johnson.

Le rêve américain

Enfin, il y a Donald Trump.  Outre les comparaisons qui sont faites entre le président américain et le nouveau Premier ministre britannique, il y a une réel entente. La possibilité d'un accord de libre-échange britanno-américain pointe le bout de son nez. Le "hic" c'est que si un tel accord fait rêver le premier ministre, à la Maison Blanche la question de "l'utilité" de Londres se pose. Après le Brexit, Boris Johnson risque de se retrouver en position de faiblesse pour négocier avec Trump. Surtout que se dernier a pour devise "America first" ("l'Amérique d'abord").

Slack, Slackons, Slackez !

C'est la nouvelle lubie aux États-Unis : la "Slackification" des familles américaines. Ces dernières ont intégré l'application Slack à leur mode de vie. Qu'il s'agisse de gérer un emploi du temps trop chargé ou d'organiser la répartition des taches domestiques, Slack est partout. The Atlantic rapporte la sur-utilisation qui en est fait. Slack sert désormais aussi à appeler les enfants pour dîner !
 

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