En 2010, Justine Di Mayo a créé avec d'autres libanais, une association "ACT for the Disappeared" pour engager la société libanaise à soutenir le droit de savoir le sort des milliers de disparus au Liban et accroitre la pression sur les autorités libanaises pour qu'elles mettent en place des solutions. Les familles veulent savoir si ils sont morts ou vivants. S'ils sont vivants (c'est à dire détenus au secret en Syrie) ils demandent leur libération; s'ils sont morts ils veulent que leur dépouille leur soit rendue afin qu'ils puissent les enterrer dignement et enfin entamer un travail de deuil.

"ACT for the Disappeared" a aussi pour but d'informer la nouvelle génération sur les conséquences de la guerre afin d'éviter que ces violences ne se reproduisent. Aujourd'hui la nouvelle génération (même les jeunes étudiants des universités) sait très peu de choses sur la guerre et la plupart n'est pas au courant que des milliers de personnes dans leur pays ont été enlevées (hommes, femmes et enfants) et que leurs familles attendent toujours de connaitre leurs sorts. La guerre libanaise n'est toujours pas abordée dans les programmes scolaires... Il n'y a pas d'histoire collective au Liban, pas de consensus sur cette période.

L'équipe

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.