Le vendredi dans l'Afrique en Solo, il n'y a pas de limites à l'enjaillement !

Simon Winsé, Emil Abossolo et Binda Ngazolo sur le plateau de l'Afrique en Solo
Simon Winsé, Emil Abossolo et Binda Ngazolo sur le plateau de l'Afrique en Solo © Radio France / Matthias Volant

Bienvenue dans l'émission aussi vivifiante qu'un jus de bissap, où l'on s'ambiance en jouant sur les mots, où l'on s'essouffle aux sons des rythmes métissés, et où l'amusement est infini !

Invités

Le burkinabé Boureima Kienou est danseur, musicien et conteur. Il a été formé à ces arts de la scène dans l’école prestigieuse du Bourgeon d’Or à Ouagadougou. Grand voyageur, il partage sa culture à travers de nombreux pays. Issu d'une famille de griots, Boureima Kienou est tout particulièrement attaché au respect de la coutume et à la transmission de sa maîtrise des traditions d’Afrique de l’Ouest.

Vous l'avez peut-être aperçu dans la série télé "Plus Belle La Vie"... Mais sa carrière en France ne s'arrête pas là. Emil Abossolo-Mbo, acteur camerounais, est un habitué des planches, qui peut jouer dans plusieurs langues (français, anglais, espagnol, portugais et béti). Aujourd'hui, c'est en français qu'il nous raconte ses textes poétiques. Au programme, un sketch (Ngba), un poème (Petites bulles), et un extrait de son spectacle (Champs de sons – Wintaka (épisode 1)).

On retrouve aussi un autre habitué de l'émission, et un autre camerounais, Binda Ngazolo ! Après nous avoir fait part de ses disques préférés, le conteur camerounais nous partage une nouvelle fois ces histoires drôles amenant à la réflexion. Au programme aujourd'hui, Le meilleur du pire, Zoa Nna, et Ngayina !

En live : Simon Winsé

« Chez moi on ne chante pas pour chanter. Si on n’a rien à dire, on se tait ». Chez lui, c'est à Lankoué au Burkina Faso, à la frontière nord-ouest avec le Mali. Lui, c'est Simon Winsé. Il a appris la musique avec son père dans la tradition des griots. Celui-ci l'a initié à la flûte jouée lors de la cérémonie des masques. Une fois par an, ce rituel consiste à demander pardon aux éléments de la nature : le vent, la terre, les esprits pour obtenir des bénédictions : une bonne récolte, la santé, beaucoup d'enfants... Il est maintenant musicien multi-instrumentiste (kora, n’goni, arc à bouche, flûte peul), compositeur et chanteur. Il s'inspire de la musique traditionnelle du pays San dont il est originaire, mais aussi du jazz fusion, du blues, et du rock.A travers ces instruments traditionnels, Simon Winsé essaie de ramener une spiritualité qui tend à disparaître avec la vie moderne. Il déplore que les jeunes Burkinabés aient honte de ces traditions qu'ils considèrent trop souvent comme « de la musique de villageois, de non-civilisés ». Sa spiritualité ne l'empêche pas d'aborder des thématiques plus prosaïques, de rendre transparente la société et ses travers (les inégalités hommes/femmes, et méthodes pédagogiques archaïques des écoles du Burkina pour ne citer que ces deux thèmes chers à Simon Winsé). Son album Dangana est sorti en 2018.

La playlist du jour

  • Bemamendare - Simon Winsé
  • Tchinenebamane - Simon Winsé
  • Malemaye - Simon Winsé
  • Dounia Lorame - Simon Winsé
L'équipe
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